Schizophrénie : faire son coming out avec PositiveMinders
À l’occasion des Journées de la Schizophrénie 2026 (16-23 mars), PositiveMinders prend le contre-pied des discours habituels : l’enjeu n’est pas de faire parler à tout prix, mais de préparer la société à écouter. Pour cela, l’association a conçu et réalisé avec le concours de l’agence Strike une campagne nationale de sensibilisation intitulée « Le bon moment ». Sur un ton de comédie décalée, cette dernière illustre les pires moments pour se dévoiler. Tout en faisant sourire, elle conclut par le claim « Aider à en parler, c’est apprendre à écouter », soulignant le rôle que chacun peut jouer pour faciliter la prise en charge des troubles de santé mentale. Déployée en ligne, sur les réseaux sociaux et en spot TV, la campagne est à découvrir, sur un site dédié réunissant des contenus de sensibilisation, de prévention et des conseils d’accompagnement.
Ouvrir le débat
Autre phénomène marquant mis en lumière cette année : les jeunes se dévoilent de plus en plus tôt… mais pas toujours à un humain. Avant d’en parler à leurs proches ou à un professionnel de santé, certains confient leurs angoisses, leurs symptômes ou leurs questionnements à une IA. Cette évolution interroge la balance entre bénéfices et risques : si l’IA peut aider à lever la peur du jugement, à mettre des mots sur des expériences difficiles et à amorcer une prise de conscience, elle expose aussi à des interprétations erronées, à l’absence de cadre médical, à un retard de consultation, ainsi qu’à des enjeux éthiques et de protection des données. Pour autant, l’enjeu n’est pas d’opposer IA et humain. À l’occasion des Journées de la Schizophrénie 2026, PositiveMinders ouvre le débat : comment entraîner les IA pour qu’elles deviennent des outils de santé publique et qu’elles contribuent à la fois à la détection précoce des troubles psy et à l’orientation vers les ressources adéquates, en appui (et non en substitution) des experts psychiatres et psychologues.