Trafic d’animaux sauvages : les réseaux sociaux pointés du doigt

Trafic d’animaux sauvages : les réseaux sociaux pointés du doigt

Une étude menée pour le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) met en lumière un décalage persistant entre la sensibilité des Français à la protection animale et leurs comportements en ligne.

Selon cette enquête réalisée auprès de plus de 3700 personnes en Europe, 82% des répondants considèrent le trafic d’espèces sauvages comme un problème grave et 84% souhaitent un renforcement des lois. Malgré cela, seuls 54% estiment pouvoir agir à leur niveau, et une majorité reconnaît mal connaître les mécanismes de ce trafic. 

Dans ce contexte, le rôle des plateformes en ligne reste largement sous-estimé. En effet, l’une des causes est la consommation de contenus sur les réseaux sociaux. En mettant en scène des animaux sauvages dans des contextes domestiques, ces contenus contribuent à banaliser leur détention et à alimenter la demande. Un phénomène résumé par l’IFAW sous l’expression « quand le like tue ».

Face à ce constat, l’IFAW part en campagne et appelle à renforcer les réglementations (listes d’espèces autorisées, contrôles accrus) et à responsabiliser les internautes : éviter d’interagir avec ce type de contenus, ne pas acheter d’animaux sauvages ou encore signaler les annonces suspectes.

L’organisation, reconnue en 2025 comme « signaleur de confiance » par l’ARCOM, indique avoir contribué au retrait d’une majorité des annonces suspectes signalées en ligne - preuve du rôle croissant des plateformes dans ce commerce.

Trafic d’animaux sauvages : les réseaux sociaux pointés du doigt

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