-14% de CA pour le marché de la vidéo physique en 2014
2014 aura été, si l'on avait encore besoin de s'en convaincre, une année noire pour le marché de la vidéo physique. A l'heure où la bataille se joue entre VOD, SVOD et autres streaming, le chiffre d'affaires des ventes de DVD et de Blu-ray en France accuse un recul de 14% par rapport à 2013, à 799,01 millions, selon une étude réalisée par GfK pour le compte du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC). Le marché des seuls DVD affiche 610,69 millions € de CA (-15,6%) quand le blu-ray limite un peu plus la casse (-8,2%) avec 188,32 millions €. Un marché du blu-ray qui représente aujourd'hui 23,6% du CA de la vidéo physique contre 22,1% en 2013. En volume, DVD et blur-ray ont diminué de 12,4% vs 2013. 90,24 millions de supports ont été vendus : 77,16 millions de DVD (-14,2% par rapport à 2013) et 13,08 millions de Blu-ray (-0,6%). Le marché de la vidéo physique est largement dominé par les œuvres cinématographiques, qui réalisent 479,79 M€, soit 60% du total. Les recettes des films en vidéo sont en diminution de 14,4% par rapport à 2013 et celles du hors film reculent de 11,4% à 290,97 M€, soit 36,4% du marché.
La part de marché des films américains progresse
Malgré tout, le cinéma français a généré 105,65 M€ de recettes, en baisse de 4,7% par rapport à 2013 soit un recul "moins important que l'ensemble du marché", selon le CNC. La part de marché des films français en vidéo est de 22% en valeur (19,8% en 2013). 9,44 millions de DVD et de Blu-ray de films français ont été vendus en 2014 (-10% par rapport à 2013). Les films français réalisent 11,3% du chiffre d'affaires des ventes de films en Blu‑ray. Du côté des films américains, l'étude enregistre un CA en recul de 12,9% (309,95 M€). En valeur, la part de marché des films américains progresse quant à elle pour atteindre 64,6%, (63,5% en 2013). 25,81 millions de DVD et de Blu-ray de films américains ont été achetés en France en 2014, soit 13,2% de moins qu'en 2013. Les films américains réalisent 73,2% du chiffre d'affaires des ventes de films en Blu-ray.
Méthodologie la consommation de vidéo physique est évaluée à partir des ventes réalisées dans les grandes surfaces alimentaires et les grandes surfaces spécialisées, de la vente par correspondance et des ventes sur internet et en librairies. Ces chiffres n'incluent pas les ventes en kiosques et dans les stations services. Ils excluent également le marché de la location vidéo.