Arte poursuit son chemin pour être une plateforme européenne
Pour sa rentrée, Arte a souligné son objectif déjà entamé depuis quelques saisons : devenir une plateforme européenne. « Nous souhaitons passer à un cran supérieur pour notre gouvernance et notre structure », soutient Bruno Patino président d'Arte France, lors de la conférence de presse le 4 septembre. Selon lui, « Arte est la pièce manquante de l’audiovisuel public européen ». Le patron de la chaîne franco-allemande souhaite obtenir un soutien plus structuré et pérenne de l’Union européenne. Une première étape serait franchie à la suite d’un Conseil des ministres franco-allemand le 29 août à Toulon.
Pour devenir une plateforme européenne d’envergure, Arte entend en parallèle intensifier ses partenariats existants avec 12 chaînes publiques européennes, dont la dernière arrivée le service suédois SVT. « Nous ne souhaitons pas développer une offre en silo, mais en réseaux », indique Bruno Patino. Ces échanges doivent encourager à une « omni découvrabilité ». Le patron d’Arte entend également passer de 6 langues traduites à l’ensemble des langues européennes (24).
Un accord avec Mistral AI
Au cœur de ce projet européen porté depuis plusieurs années par Arte : une offre de divertissement et d’information qui se veut différenciante. Bruno Razon, directeur éditorial d'Arte France le rappelle : « Nous faisons de l’art et non du commerce ». Le public est invité à découvrir ces prochains mois des œuvres comme l'adaptation du journal d’Etty Hillesum par Hagai Levi. Le film coproduit par Arte a fait sa première cette semaine à la Mostra de Venise. L’offre d’information se complète, avec en plus des rendez-vous phares comme 28 Minutes et Les dessous des cartes, la série animée « Welcome to Trumpistan » de Ferrat Alani. Le prix Albert Londres (pour Parfum d’Irak produit par Arte) se rend aux États-Unis en 2012 pour décortiquer la montée du populisme avec les dessins d'Ulysse Gry.
Pour se retrouver au sein de cette vaste offre, Arte a signé un accord avec Mistral AI l’entreprise d’intelligence artificielle française qui a développé l’agent conversationnel Le Chat. Sa technologie permet d’orienter les utilisateurs de MyArte dans leur choix de programme. « Nous l’utilisons depuis quelques jours », glisse Gilles Fraissinier, directeur du développement numérique et adjoint au directeur éditorial.