Challenges sera distribué aux abonnés du Télégramme et de Nice-Matin

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De gauche à droite : Simon Perrot (Nice-Matin), Claude Perdriel (Challenges) et Ronan Lelercq (Le Télégramme) (© Thierry Wojciak/CBNews)

Il « y a une crise de la presse, aggravée par l’IA. Face à celle-ci, il faut réfléchir à d’autres rentabilités, d’autres façons d’attirer des lecteurs ». Prenant ainsi acte, le propriétaire de Challenges Claude Perdriel a détaillé mardi, lors d’un déjeuner de presse, l’accord conclu entre son hebdomadaire et deux titres de la presse quotidienne régionale : Le Télégramme et Nice-Matin. Et sans coût supplémentaire.

Concrètement, Le Télégramme propose à ses abonnés chaque jeudi, depuis la fin du mois de juin dernier, de bénéficier d’un accès au magazine Challenges, en version PDF, via la liseuse du Télégramme (application et site internet). Le quotidien revendique 135 000 abonnés print et 29 000 abonnés exclusifs numérique. Parallèlement, pour les abonnés du groupe Nice Matin, l’hebdo sera livré chez eux chaque vendredi avec également un accès à la version PDF dès le mercredi soir en plus de l’accès aux contenus du site. De quoi atteindre les quelque 41000 abonnés papier et numérique, et 17.000 abonnés exclusifs numériques du quotidien du sud de la France.

Pour Challenges, il s’agit « d’un accord original qui doit lui permettre de très vite voir sa diffusion progresser », se réjouit M. Perdriel qui table rapidement sur une Diffusion France payée de 284 000 exemplaires (contre plus de 135 200 exemplaires actuellement, selon les données ACPM) et, à terme, atteindre les 350 000 exemplaires, puisque des discussions ont actuellement lieu avec d’autres titres, sans plus de précision.

En attendant d'autres synergies 

L’accord signé, et « gagnant-gagnant », par Le Télégramme s’est seulement discuté « en quelques semaines », souligne pour sa part Ronan Leclercq, directeur général de la branche médias du groupe Télégramme tandis qu’il a « pris plus de temps pour Nice-Matin, concède le directeur général du groupe Nice-Matin, Simon Perrot, qui en a profité pour annoncer la sortie de son groupe du kiosque numérique Cafeyn. Ce dernier voit même dans cet accord, une première marche vers des synergies futures, autour de l’événementiel et la publicité avec la création de nouveaux packs, notamment. Pourquoi pas, non plus, envisager des éditions locales de Challenges. MM. Leclercq et Perrot n’y voyant que des avantages.

Une nouvelle offre qui tombe alors que Claude Perdriel, qui aura 99 ans le 25 octobre, a annoncé le 23 septembre dernier s’être accordé avec le groupe LVMH pour que ce dernier rachète le titre début 2026. Avec Bernard Arnault, « nous sommes tombés d’accord. Je n’en toucherai pas de bénéfice. Je transmets le titre pour 1 euro », indique-t-il. « Cela fait 5 ans que nous sommes en phase et, depuis, il nous a toujours laissé faire ce que l’on voulait, sans entrave ». Une transmission qui s’effectuera, comme prévu, « début 2026 » à un « homme qui aime le journal et la science (Challenges sera vendu en même temps que les magazines Sciences et Avenir et La Recherche, NDLR). J’ai toute confiance en l’avenir », conclut-il. Enfin depuis cet été, Challenges a enrichi son offre : il propose, dès 8h, une sélection d'articles du New York Times, traduits grâce à l'aide de l'intelligence artificielle. Et qui fournissent aux abonnés des analyses et des commentaires de la journée aux Etats-Unis.

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