France Guyane : vers la suppression de la version print ?

La version papier de France Guyane, l'unique quotidien du département d'outre-mer, pourrait disparaître, ont annoncé les représentants du personnel. C'est l'une des options que pourrait privilégier l'administrateur judiciaire que les salariés doivent rencontrer afin que leur soit présentée la dernière stratégie du groupe avant l'audience du tribunal de commerce de Fort de France prévue le 25 juillet. Si cette option se confirme, France Guyane ne paraîtra plus en kiosque 43 ans après la fondation du journal et c'est la version numérique qui pourrait être retenue, selon la même source.   L'impression de TV Mag comme celle du journal des petites annonces pourrait être également terminée. C'est la conséquence des difficultés financières du Groupe, révélées au mois de mai dernier. Des salariés avancent que le groupe a enregistré des pertes financières avoisinant les 3 millions d'euros dont un pour la Guyane. Deux après la restructuration du journal dans les Antilles et en Guyane et avec l'arrivée Aude-Jacques Ruettard, patronne de la holding AJR Participations, société qui détient 100% de la SAS France Antilles, le journal est encore en difficulté avait-on appris fin juin auprès de du tribunal mixte de commerce. La juridiction avait par ailleurs validé un délai d'observation de six mois avant de réexaminer la situation des sociétés à l'audience fixée au 1er octobre 2019.

Cette nouvelle organisation de France Guyane, si elle se confirme dans la réunion prévue avec le personnel la semaine prochaine, va forcément entraîner un plan social. A commencer par les neuf employés affectés à l'imprimerie. Reclassement ou licenciement ? Le dossier des 25 salariés est entre les mains de l'administrateur judiciaire. La vente des journaux a considérablement chuté en Guyane entre 2014 et 2019, passant de 5.000 à 2.000. Les représentants des salariés mettent en cause la gestion du groupe et s'étonnent que rien n'ait été fait pour rentabiliser l'imprimerie en lui trouvant d'autres activités sur le marché. La situation est moins catastrophique en Martinique et en Guadeloupe, mais le personnel manifeste de plus en plus d'inquiétude.  

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