Coronavirus : des régies publicitaires dans l’expectative

Presse kiosque

Pendant toute cette crise du coronavirus, CB News tentera de questionner quotidiennement les acteurs de la publicité (régie, agence media, media, annonceurs, interprofession…) sur leur situation et leur vision à court, moyen et plus long terme.

La crise, pour tout le monde. Pas d’autre mot. Mais il est sans doute encore un peu tôt pour pouvoir aussi bien tirer des conclusions qu’interroger sa boule de cristal pas tout à fait encore installée sur son piédestal. Du côté de la régie du Figaro, Media.figaro, on préfère pour l’heure s’abstenir de tout commentaire, « c’est un peu tôt ». Chez CMI Media, régie de CMI France (Art & Décoration, ELLE, ELLE à table, ELLE décoration, France Dimanche, Ici Paris, Marianne, Public, Télé 7 jours, Télé 7 jours jeux, Télé 7 jeux, Version Femina, etc.), on se montre en revanche un peu plus disert. Celle-ci constate en effet d’ores et déjà des annulations de campagnes dans les secteurs « du luxe et du tourisme » nous fait-on savoir sans plus de détail. A la question de savoir si ces pertes de budgets pourraient être compensés par l’arrivée de nouveaux secteurs, type Santé par exemple, « nous ne le pensons pas », ajoute-t-elle alors qu’un « lourd impact » économique est attendu par la régie, à termes. Elle souligne cependant travailler « au jour le jour » pour mettre en place de nouvelles offres et solutions. Également interrogé par CB News, Prisma Media (Femme Actuelle, Geo, Capital, Voici, Gala, Télé Loisirs, etc.) nous indique que s’il est tout à fait conscient de « l’impact » à venir pour son activité, il y a pour l’instant « un manque de visibilité » pour se positionner. Que sa priorité est « la santé » de chacun de ses collaborateurs. Chez TF1 Pub, enfin, la régie se dit « à l’écoute de leurs clients et s’adaptent à cette situation sans précédent », concédant un « impact sur le CA qui à date, est difficilement quantifiable », mettant en avant une gestion « au jour le jour ». Pour la filiale du groupe TF1, la situation s’est « nettement tendue en avril et nous n’avons pas de visibilité sur mai-juin, à date ». Le second trimestre s’annonce quant à lui « très compliqué ».

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