Vers la création officielle du Conseil de déontologie journalistique et de médiation

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Dernière ligne droite pour la création du Conseil de déontologie journalistique et de médiation (CDJM), instance tripartite composée de 3 collèges (Journalistes, Éditeurs et Public). Celui-ci se pose ainsi en tant qu’organe professionnel d’autorégulation, indépendant de l’État, mais aussi instance de médiation et d’arbitrage entre les médias, les rédactions et leurs publics. En effet, dans un communiqué dimanche de l’Observatoire de la déontologie de l'information (ODI) qui depuis mai dernier organise des groupes des travail sur le sujet*, dans la droite ligne du rapport d’Emmanuel Hoog remis au gouvernement en mars dernier sur la création d’une telle structure, le 2 décembre prochain a été fixée comme date de l’assemblée général fondatrice du CDJM. Au menu de cette assemblée qui se déroulera à l’Espace Jean Dame dans le 2ème arrondissement de Paris (17 Rue Léopold Bellan) : la fondation du CDJM, la désignation d’un secrétariat provisoire pour la durée de l’AG fondatrice, la validation des adhésions, l’adoption des statuts, l’adoption du règlement intérieur, le regroupement par collèges pour l’élection des membres du conseil d’administration, l’élection du conseil d’administration et la réunion du conseil d’administration en vue de l’élection du bureau (sauf report à une date ultérieure). L’ODI précise dans son communiqué que lors de cette réunion, « les personnes physiques et morales intéressées pourront devenir membres de l’association et, le cas échéant, présenter leurs candidatures pour le conseil d’administration ».

Pour l’ODI, la création de ce conseil « est l'une des réponses à la crise de confiance du public envers les médias et aux tentatives de manipulation de l’information. En répondant aux interrogations du public sur les infox et autres fake news, il démarque ce qui ressort de l’information et ce qui est du domaine de l’expression libre mais non informative ». Dans les faits, il entend être une « protection pour les éditeurs et les journalistes : il défend la liberté éditoriale, qui dépend du directeur de publication, il respecte les choix éditoriaux, qui sont l’apanage des rédactions, il refuse toute intervention a priori en ne se prononçant qu’a posteriori sur des articles publiés ou des émissions diffusées, enfin, il est un rempart pour les rédactions et les éditeurs contre les pressions des pouvoirs et des lobbies ». Le CDJM se veut en outre une « instance de réflexion et de concertation pour les professionnels et de pédagogie envers les publics », souligne encore l’ODI.

(*) Réunissant notamment : SNJ, CFDT journalistes, Collectif informer n’est pas un délit, Journalisme et citoyenneté, Profession : Pigiste, AJE, FFAP, SNRL, FNPS, SPIIL, ODI, Clubs de la presse, Sociétés et collectifs de journalistes et de lecteurs, écoles de journalisme, associations d’éducation populaire, Alliance internationale de journalistes, Union Internationale de la presse francophone, etc.

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