Euronews : vers un plan de redéploiement de ses effectifs

La chaîne d'information Euronews a engagé un plan de redéploiement de ses effectifs qui prévoit la suppression de 35 postes, compensée par le recrutement d'un nombre au moins équivalent de salariés dès l'an prochain, a-t-on appris jeudi auprès de sa direction. "Nous avons proposé de modifier la façon dont nous produisons nos contenus pour nous adapter aux nouveaux usages et aux nouvelles manières de consommer l'information", a indiqué à l'AFP le président du directoire Michael Peters, confirmant des informations du quotidien régional Le Progrès. C'est la première phase d'un plan de développement de la chaîne, qui passe par "un réaménagement de notre façon de travailler", notamment en demandant aux journalistes de monter eux-mêmes leurs sujets. Cette étape "nécessitera quelques suppressions de postes" parmi les journalistes et les techniciens, a reconnu M. Peters. Euronews compte ensuite développer sa production de nouveaux contenus, ce qui permettra la création de postes, et "investir assez lourdement dans de nouveaux matériels". Les recrutements "seront effectifs dans leur intégralité en 2017", a indiqué M. Peters, assurant que l'opération permettrait au final une légère création nette de postes.M. Peters s'est félicité que l'actionnaire majoritaire de la chaîne, le magnat égyptien Naguib Sawiris, soutienne cette stratégie de développement. Cette stratégie sera déclinée dans un plan présenté en fin d'année. Euronews devrait y remettre en question son modèle traditionnel du multiplexage, très contraignant, toutes les éditions nationales de la chaîne diffusant les mêmes sujets, simplement traduits dans la langue locale. Euronews, qui a perdu de l'argent en 2014 et 2015, sera cette année encore "dans le rouge". "Nous avons besoin de changer notre modèle économique", a martelé M. Peters.  Le groupe emploie 395 personnes en contrat à durée indéterminée, mais ses effectifs atteignent le millier de personnes en comptant les intérimaires et les pigistes.

(avec l'AFP)

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