Fake News : Facebook fait le ménage sur des comptes russes et iraniens

Facebook a annoncé qu’il avait mis fin à des opérations de manipulation de grande envergure, initiées en Iran et en Russie et ayant pour cible l'Amérique latine, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Moyen-Orient. "Certaines de ces activités étaient initiées d'Iran, d'autres de Russie. Il s'agissait de campagnes distinctes et nous n'avons identifié aucun lien ou coordination entre elles", souligne sur son blog Facebook, à qui il a été vivement reproché, notamment après la campagne électorale de 2016 aux Etats-Unis, de ne pas faire assez pour lutter contre ce genre d'abus. "Nous bannissons ce genre de comportements parce que nous voulons que les gens aient confiance dans les connexions qu'ils font sur Facebook", a souligné le réseau social tout en soulignant l'immensité de la tâche. "C'est un défi permanent parce que les responsables (de ces activités) sont déterminés et disposent de moyens financiers importants". Facebook a fermé 652 pages, groupes et comptes "inauthentiques" initiés d'Iran et qui visaient des gens au Proche-Orient, en Amérique latine, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni sur Facebook et d'autres services en ligne. Le réseau social a été alerté par une entreprise spécialisée dans la cybersécurité de l'existence de pages contrôlées par un groupe dénommé "Liberty Front Press", qui, selon Facebook, est lié "à des médias d'Etat iraniens" dont notamment Press TV. Les premiers comptes "Liberty Front Press" ont été créés en 2013 et en 2017 et se sont concentrés sur les Etats-Unis et le Royaume-Uni sans jamais révéler leur lien avec l'Etat iranien, affirme Facebook, qui dit avoir partagé ses informations avec les autorités américaines et britanniques. Outre la fermeture des pages liées à l'Iran, Facebook a annoncé avoir continué à clore des pages qui peuvent être "liées à des sources, identifiées au préalable par le gouvernement américain comme pilotées par les services de renseignements militaires russes". Les contenus de ces pages désormais closes concernaient essentiellement l'Ukraine et la Syrie. Là encore le réseau social a indiqué collaborer pleinement avec la police américaine. Si Facebook s'est lancé tous azimuts dans la lutte contre les Fake News et les opérations de désinformation pour ne pas entamer plus avant la confiance des usagers, le groupe reconnaît qu'il existe toujours "une tension entre éliminer rapidement ces acteurs nocifs et améliorer nos défenses sur le long terme". (avec l’AFP)

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