Grenoble ne veut plus de panneaux publicitaires

La municipalité écologiste de Grenoble a décidé de ne pas renouveler son contrat avec la groupe JCDecaux, qui procédera à partir de janvier prochain au démontage des panneaux publicitaires dans les rues de la ville, a-t-on appris dimanche auprès de la mairie. "La municipalité fait le choix de libérer l'espace public grenoblois de la publicité en développant les espaces d'expression publique et ne lance pas de nouvel appel d'offre pour de l'affichage publicitaire", indique la mairie dans un dossier de presse publié dimanche, confirmant une information du Dauphiné Libéré et du Journal du Dimanche. Le démontage durera quatre mois. Au total 326 panneaux publicitaires vont ainsi disparaître de l'espace public grenoblois, dont 227 "sucettes", 20 colonnes, et 64 grands panneaux de 8 m², soit 2.051 m² d'espaces publicitaire. Les espaces sur les abribus ne sont en revanche pas concernés dans l'immédiat, le contrat signé entre JCDecaux et le syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de l'agglomération grenobloise ne prenant fin qu'en 2019. A la place des panneaux démontés, la métropole rhône-alpine promet de planter "une cinquantaine de jeunes arbres avant le printemps". Et à partir de janvier, la municipalité devrait également rencontrer les acteurs locaux (associations, acteurs culturels) pour  "convenir avec eux des meilleurs lieux d'implantation du futur dispositif" laissant plus d'espace pour l'affichage libre, culturel et municipal. Ces nouveaux affichages seront de dimension plus petites "non plus à la seule attention des automobilistes, mais aussi à celle des piétons", indique à l'AFP Lucille Lheureux, adjointe en charge des espaces publics de Grenoble. Avec la fin de ce contrat, "la ville se prive de 6 millions de redevance sur 10 ans", soit 600.000 euros par an. "Et elle prive aussi ses habitants d'un service d'information, puisque la moitié des panneaux servait à de l'affichage de la municipalité", a pour sa part déclaré dimanche à l'AFP le directeur Stratégie, Études et marketing de JCDecaux, Albert Asseraf.   Des chiffres toutefois contestés par la mairie de Grenoble: "en raison de l'effondrement des recettes publicitaires traditionnelles, avec la concurrence notamment d'internet, la redevance à laquelle on pouvait s'attendre, en cas de  nouveau contrat, n'était que 150 000 euros et non plus de 600 000 euros comme c'était le cas entre 2004 et 2014", assure Mme Lheureux.

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