Le lecteur de la presse veut participer à ses contenus

Dans le cadre de #DemainLaPresse, la campagne d’envergure de promotion de la presse menée par l’ACPM en mars dernier, une étude de perception en ligne a été proposée aux lecteurs, afin de cerner leurs attentes, leurs visions et la façon dont ils envisagent les marques presse de demain. (Bonne) surprise, plus de 50 000 personnes ont répondu présents pour cette grande enquête quali qui comprenait une trentaine de questions, nous a indiqué Stéphane Bodier, vice-président de l’ACPM. Rassurante, l’étude pointe tout de même que 77% des sondés ont lu la presse le jour où ils ont été interrogés alors que 89% réclameraient la presse si elle n’existait pas. S’ils sont 68% à se montrer favorables à ce que la lecture de la presse quotidienne soit obligatoire jusqu’à la fin du lycée, Stéphane Bodier relève que les lecteurs ont la volonté de « participer ». Aux conférences de rédaction (67%), mais aussi à « proposer des sujets » (82%) ou encore voir leur magazine papier directement connecté à l’internet et mis à jour toutes les heures (68%). Ils souhaitent même, à 62% que les journalistes soient notés par les lecteurs tout en considérant à 70% que demain « la presse appartiendra à ses lecteurs ». Si le développement numérique et celui des chatbots est plus que jamais d’actualité, 82% des sondés ne souhaitent pas que les robots remplacent les journalistes.

Pour une carte de réduction de la presse

L’étude montre également la distance que les personnes interrogées mettent encore entre presse et publicité. A 55%, elles disent que la publicité dans la presse ne leur apprend rien. Mais, ils sont 62% à apprécier l’idée qu’elles pourront choisir les publicités de leurs journaux et magazines, se disant également à 52% prêtes à acheter la presse papier « sans publicité, mais plus cher ». A l’heure des kiosques numériques, les lecteurs se disent largement favorables (80%) à une carte de réduction pour acheter la presse, tout en souhaitant (à7 1%) que la presse soit gratuite pour les chômeurs. Quant à savoir, au final, si la presse a réussi sa transformation ? Les personnes interrogées se renvoient la balle : 50% oui. 50% non.

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