Un peu plus de politique sur Radio Classique

Avec l'élection présidentielle en ligne de mire, Radio Classique (groupe Les Echos) lance ce mardi une émission politique hebdomadaire, "L'Epreuve de Vérité", en partenariat avec Public Sénat, Les Echos, l'AFP et Facebook. "Il nous manquait une grande émission politique", a estimé lundi Jean-Francis Pécresse, directeur de l'information de la station, se disant convaincu que "l'élection présidentielle sera un événement très mobilisateur". Radio Classique et la chaîne Public Sénat diffuseront chaque mardi en direct à 18H30 cette émission de 45 minutes, où un invité politique viendra répondre aux questions de journalistes. Jean-Pierre Raffarin en sera le premier invité. Elle sera animée par le journaliste Michel Grossiord, recruté par Radio Classique après 33 ans passé à Europe 1. "On a voulu faire un partenariat assez large pour inviter des personnalités politiques de premier plan", a expliqué le patron de la chaîne Public Sénat, Emmanuel Kessler. Les déclarations de l'invité seront ensuite analysées dans le 19-20 de Patrick Poivre d'Arvor et le lendemain dans la matinale de Guillaume Durand, précise la radio qui, à l'instar de ses concurrentes généralistes, mise sur la présidentielle pour doper son audience.

Pour se distinguer, Radio Classique parie sur son expertise en économie, sur le décryptage et sur un ton plus "tranquille". "Nous ne sommes pas au cœur de la mêlée", assure Guillaume Durand. Selon lui, cette année électorale s'annonce particulièrement "excitante" car "l'incertitude (sur l'issue de l'élection) n'a jamais été aussi forte depuis 1981". "On aime prendre du recul", renchérit PPDA. Son émission du soir, lancée en janvier 2014, attire un "haut niveau d'audience" et présente un "bilan très positif" côté annonceurs, a affirmé le directeur général de la radio Etienne Mougeotte.

Un niveau de pertes ‘’acceptable’’

La radio est toujours déficitaire mais avec un niveau de pertes "acceptable", a précisé le patron du groupe Les Echos Francis Morel, qui estime qu'atteindre l'équilibre serait "compliqué". "On perd de l'argent, mais beaucoup moins qu'autrefois. On accepte un certain niveau de pertes car on considère que c'est un média où cela vaut la peine d'investir", a-t-il précisé. La radio réalise 20% de son chiffre d'affaires grâce à la diversification de ses activités (organisation de concerts, de voyages, disques, livres). La station a enregistré une audience cumulée de 2,1% entre avril et juin (-0,1 point sur un an), selon Médiamétrie, avec une hausse de 10% de l'audience de sa matinale (6-9) qui revendique 377 000 auditeurs chaque matin.

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