Prisma Media dopé à la vidéo first

Au 1er semestre 2018, et « pour la première fois, l’hyper croissance de la publicité digitale compense le déclin structurel du print au sein du périmètre organique de Prisma Media », a annoncé Philip Schmidt, chief transformation officer du groupe et directeur exécutif de Prisma Media Solutions lors d’une rencontre avec la presse pour la présentation de nouveaux studios vidéo. Prisma Media se sent en effet aujourd’hui « de plus en plus un groupe audiovisuel », souligne Rolf Heinz, son patron pour la France. « Avec plus de 200 millions de vidéos vues par mois les bons mois », sourit-il, ce sont de « 4 à 6 000 vidéos qui sont publiées par mois dont 4 à 600 sont autoproduites », assure-t-il. Et Prisma Media compte bien s’appuyer sur la vidéo pour se développer autour de 8 lieux de tournage répartis sur 500 m². Place, notamment, à « #HTAG studio » dédié à l’entertainment (TV, ciné, série, humour, people, loisirs) ou encore « Gala Studio », véritable petit appartement, qui ambitionne de créer l’événement autour des stars qui s’y rendent. C’est également l’Atelier de Cuisine Actuelle dédié à la cuisine et le studio News qui décrypte l’actu, les tendances économiques et sociétales. Le « Boudoir », studio de Femme Actuelle, fait quant à lui la part belle aux productions vidéo Mode-Beauté-Lifestyle. L’entertainment devrait comprendre au passage 5 nouvelles verticales : « Ya Quoi » pour les recommandations, « Warm Up » pour le sport, « On-Off » pour les coulisses d’événements, « No Filter » pour les peoples et « # » pour les formats originaux. Et l’enjeu est de taille, car la vidéo c’est aujourd’hui « près d’un quart » du chiffre d’affaires digital, relève M. Heinz, quand le digital représente pour sa part un quart du CA global de Prisma Media.

Si le groupe se dit plus que jamais à l’affût d’acquisitions, les cibles sont pour l’essentiel digitales, estime M. Schmidt pour « renforcer » les positions de Prisma Media dans ses cœurs de métiers : le premium ou encore les femmes. Le groupe compte également s’appuyer fortement sur son « content pool », son « laboratoire éditoriale », selon Gwendoline Michaelis, directrice exécutive du pôle Premium. Une task-force de 5 personnes qui a pour objectif de « s’approprier l’air du temps » pour pouvoir lancer des magazines thématiques « ultra-anglés ». De premiers faits d’armes sont d’ores et déjà mis à son actif : Géo Running, Néon Tatouage, Géo Aventure spécial surf ou encore le sujet du Bitcoin… De quoi trouver des idées pour développer de nouveaux titres amenés à durer dans le temps ? « On ne s’interdit rien », assène Mme Michaelis. Quoi qu’il en soit, les extensions des marques de presse de Prisma Media « marche très bien sur les thématiques spécifiques », se réjouit Rolf Heinz.

Influenceurs : lancement de la platforme "Influsion"

Par ailleurs, Prisma Media lancera le 9 juillet prochain une plateforme technologique de partenariats avec les influenceurs. Baptisée « Influsion » néologisme qui exprime la diffusion de l’influence, celle-ci répond à l’attente des annonceurs qui « veulent une approche globale de l’influence », souligne Philip Schmidt. Pour lui, il existe d’un côté les marques de presse sont les influenceurs de masse, et de l’autre les micro-influenceurs, ces particuliers qui font l’opinion. Dès lors, le lancement d’« Influsion » capitalisera sur une approche de machine learning « qui suit les influenceurs  optimisant les dispositifs sur les engagements qui sont les plus payants », souligne-t-il. Paralèlement, une équipe va conseiller le marché sur tel ou tel influenceurs plus à même de répondre aux enjeux de la marque. Des influenceurs qui seront recrutés « sans exclusivité ». Le concept de la nouvelle entité a été développé par la maison mère de Prisma Media en Allemagne depuis un an et demi.

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