Rémunération de la presse : Google met de l’eau dans son vin

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Google, en plein bras de fer au sujet des droits voisins, a proposé à plusieurs éditeurs de presse français de les rémunérer pour des contenus d'information, a affirmé mardi le quotidien Le Monde, qui dit faire partie des médias ainsi approchés. L'idée avancée par le géant américain de la recherche en ligne consiste à rémunérer des titres de presse (de 100.000 à 1 million de dollars par an, soit entre 90.000 et 900.000 euros), en échange de la publication de leurs articles "dans un espace destiné à des contenus de médias d'informations", selon les informations du Monde. Cet espace pourrait prendre la forme d'un nouvel onglet de recherche sur Google.fr, ou d'une section à part dans Google Actualités, ajoute le quotidien, qui précise que l'idée a été notamment "testée" auprès du Figaro, du groupe Les Échos-Le Parisien et de titres de presse régionale dont Ouest-France.

Comme le souligne le journal, cette proposition constitue "un changement d'attitude" de la part de Google, alors que le groupe a refusé catégoriquement de rémunérer les éditeurs de presse pour des contenus. Il avait réaffirmé ce principe en septembre, malgré l'entrée en vigueur, en France, du droit voisin : Google avait annoncé qu'il ne payerait pas les éditeurs de presse pour les extraits d'articles et vignettes de photos apparaissant dans ses résultats de recherche, déclenchant un bras de fer avec les éditeurs de presse qui ont déposé plainte auprès de l'Autorité de la concurrence.

Interrogée par l'AFP, une porte-parole de Google a cependant assuré que l'entreprise n'avait pas varié dans sa position sur le sujet du droit voisin, tout en disant réfléchir à de nouveaux moyens de soutenir les éditeurs de presse, en plus de ce que le groupe fait déjà au travers de dispositifs tels que son fonds de soutien aux innovations dans les médias, Google News Initiative. "Nous voulons aider les gens à trouver un journalisme de qualité", et "nous discutons avec des partenaires et envisageons d'autres possibilités pour développer notre travail avec les éditeurs de presse, au-delà de programmes comme Google News Initiative", a indiqué le groupe à l'AFP, sans plus de précisions.

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