Rencontres UDECAM : la crise et « l’intelligence collective » pour y répondre

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Toute cette semaine, l’UDECAM décline le format de ses Rencontres sur le thème « Ensemble pour le Futur » en un lieu unique, pendant 1 heure (et un peu plus) par jour. Lundi, c’est dans les studios de TF1 que l’événement débutait avec pour sujet « Ensemble, engagés pour l’écosystème médias ». Et force est de constater, en pleine tourmente sanitaire depuis près de 7 mois, que les invités ont observé un marché à l’écoute de ses parties prenantes. L’hôte des lieux, le président du groupe TF1 Gilles Pellisson, a tenu à « saluer la solidarité de tous à trouver des solutions », quand Gautier Picquet, président de l’UDECAM et de l’ACPM, voyait lui une situation qui a fait appel à « l’intelligence collective » avec des agences qui ont « rempli leur rôle », des médias qui ont « informé et diverti » et des annonceurs qui se sont montrés « responsables » et « sont revenus ». Pour Stéphane Pallez, la présidente de FDJ, les régies ont aussi « assoupli » leurs conditions commerciales. Dans ce contexte, le patron de TF1 qui dit tout de même avoir « eu peur » pendant cette période chaotique, considère la situation économique de son groupe « au milieu du gué » avec des secteurs Tourisme et Transport forcément en berne alors que l’Auto, l’Alimentaire ou encore les Telcos, notamment, semblent de retour. Pas de quoi couvrir les « près de 200 millions € de pertes de CA publicitaires » au 1er semestre pour le groupe TF1, certes, alors que l’année 2021 qui s’annonce est d’ores et déjà marquée par un « manque de visibilité » et que 2020 sera une « année blanche ». Pour Mme Pallez, la période est pour son groupe celle des « réinvestissements », même si elle assure elle aussi manquer de visibilité sur l’année prochaine. « 2021 sera aussi atypique que 2020 », assure-t-elle, « il nous faudra gérer cela ensemble, dans la continuité ».

Si pendant la période cette crise qui dure les outils numériques ont été largement sollicités, Sébastien Missoffe, président de Google France, plaide pour sa paroisse : « ils seront essentiels dans la reprise comme ils l’ont été pendant le crise ». Mettant ainsi en avant le travail de fond porté par le moteur de recherche dans l’Hexagone avec l’accent mis sur la formation à ces nouveaux (ou pas) outils ou sa volonté de travailler à un « écosystème responsable pour le web de demain ».

Le rebond conditionné à la confiance

Une responsabilité de plus en plus accrue pour les entreprises également. Ainsi, côté communication, la présidente de FDJ rappelle-t-elle que depuis la privatisation de l’entreprise en novembre 2019, ses messages ont porté sur ses origines, sa raison d’être s’attelant aussi à une véritable « contextualisation de nos messages » en accompagnant « les réouvertures progressives de nos réseaux ». La dirigeante indique par ailleurs que FDJ prépare actuellement une nouvelle plateforme de marque qui se veut responsable. Pour Gilles Pellisson qui a aussi « des enjeux d’installation de nos marques », la question est aujourd’hui claire : « comment combiner relance économique et responsabilité environnementale ». Selon lui, « la transition écologique, nous avons envie de la porter, elle ne nous fait pas peur, mais il ne faut pas s’en servir pour pénaliser la reprise », assène-t-il. Quoiqu’il en soit, pour Pierre Conte, récent président du CESP : « le rebond (économique) est conditionné à la confiance. Et la mesure est clé pour la confiance ».

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