SIPA Ouest France : Une réunion de négociations prévue le 23 octobre

Les salariés du groupe Sipa Ouest-France ont à nouveau débrayé jeudi dernier, jour de réunion de plusieurs instances de représentation du personnel, tandis que la direction prône une « large concertation » pour élaborer un nouveau projet. Quelque 270 journalistes, majoritairement de Ouest-France, premier quotidien de France, mais aussi de Presse Océan et du Courrier de l'Ouest se sont rassemblés à Angers et Rennes pour protester contre le projet contesté de réorganisation des rédactions qui se traduirait, selon un premier projet de la direction présenté jeudi 13 septembre, par 56 suppressions d'emploi. Un appel à la grève avait été lancé par l'intersyndicale (CGT, CFDT, SNJ) alors que se tenaient deux réunions des comités d'entreprise (CE) et des comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) des Journaux de Loire à Angers et de Ouest-France à Rennes, dont un CE extraordinaire en présence de l'inspection du travail. La direction du groupe envisageait de « mutualiser » les contenus des quatre quotidiens du groupe, aujourd'hui concurrents. Mais face à l'ampleur de la contestation, historique à Ouest-France, elle avait annoncé fin septembre sa volonté de « faire évoluer » son projet en ouvrant une concertation. L'intersyndicale a fustigé jeudi une « direction en pleine confusion », qui « refuse de tenir un langage clair », position face à laquelle « les élus ont unanimement décidé de ne pas entendre la présentation du projet de concertation ». Une réunion de négociations est prévue mardi 23 octobre. « D'ici là, nous déconseillons aux collègues de participer à d'éventuels ateliers participatifs proposés par la direction, alors que les dés sont fortement pipés », selon l'intersyndicale. Les syndicats ont également appelé l'ensemble de la rédaction à se réunir samedi 10 novembre en assemblée générale afin de débattre de la stratégie à adopter. Un membre de la direction de Ouest-France a indiqué à l'AFP que la direction avait confirmé que le projet initial «ne serait pas appliqué », annonçant une « large phase de concertation, de plusieurs mois ». « Nous souhaitons qu'une autre version du projet soit élaborée avec le maximum de concertation », a-t-il précisé. Le quotidien emploie 576 journalistes équivalent temps plein. (avec l'AFP)

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