Telecom Italia : Vivendi propose 6 candidats au conseil d’administration

Vivendi a dévoilé sa liste de dix candidats au conseil d'administration de Telecom Italia (Tim), l'opérateur de télécoms italien dont la gestion par le groupe français est dénoncée par le fonds activiste américain Elliott. La liste des candidats qui sera soumise au vote des actionnaires le 4 mai est dirigée par Amos Genish, directeur général de l'opérateur, selon le communiqué de Vivendi, actionnaire à 24% de Tim. "Amos Genish est pleinement soutenu par Vivendi dans l'exécution du plan industriel 2018-2020 qu'il a présenté et qui a été adopté à l'unanimité par le conseil", explique Vivendi. Arnaud de Puyfontaine, président du directoire du groupe français et deuxième sur la liste, est proposé comme "président non exécutif". Il était auparavant président exécutif de Tim. La liste de Vivendi compte trois personnes dont le fonds Elliott voulait la révocation avant leur démission fin mars. Outre M. de Puyfontaine, il s'agit de Frédéric Crépin, secrétaire général de Vivendi, et d'Anna Jones. "En présentant cette liste", Vivendi dit avoir "écouté attentivement les points de vue des actionnaires et des autres parties prenantes clés de Telecom Italia". Elliott voulait la révocation de six membres du conseil d'administration lors de l'AG prévue le 24 avril et leur remplacement par six Italiens. Mais dans ce bras de fer, Vivendi a opté le 22 mars pour des démissions en masse (huit sur quinze membres du conseil), afin de provoquer une autre AG le 4 mai pour redésigner tous les administrateurs. Elliott contrôlerait selon la presse italienne près du 10% du capital de Tim. Ce lundi se réunit le conseil d'administration de l'opérateur, qui discutera des éventuelles actions à mener au sujet des requêtes déposées par Elliott. Le fonds demande l'annulation de l'assemblée du 4 mai, estimant qu'elle sera superflue si un nouveau conseil est élu à la majorité dès le 24 avril. Mais le directeur général de Tim, Amos Genish, a affirmé dans une interview au quotidien Les Echos mercredi qu'Elliott ne pourrait "pas empêcher l'assemblée générale du 4 mai, qui fera s'affronter les deux camps projet contre-projet".

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