Visa pour l’image 2019 dévoile son programme

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Capture d'écran sur le site de Visa pour l'image

Des reportages sur les "gilets jaunes", le Venezuela, l'Arctique ou encore le Yémen seront au programme du prochain festival Visa pour l'image, du 31 août au 15 septembre à Perpignan, ont annoncé lundi les organisateurs de ce rendez-vous dédié au photojournalisme. La liste provisoire des expositions dévoilée par le directeur du festival, Jean-François Leroy, comprend une quinzaine de photographes. Comme d'habitude, elle sera complétée d'ici juillet par une dizaine de reportages supplémentaires, en fonction de l'actualité, le responsable évoquant notamment les événements en cours en Algérie, au Soudan ou au Venezuela. Parmi les reportages sélectionnés, deux, signés Olivier Coret et Eric Hadj, sont consacrés au mouvement des "gilets jaunes" qui secoue la France depuis près de six mois. La vie des prisonniers en Italie captée par Valerio Bispuri en noir et blanc ou la lente agonie du Lac Victoria en Afrique centrale dépeinte par Frédéric Noy seront également au programme. On pourra aussi découvrir une série très originale de Kirsten Luce sur les animaux qu'on oblige dans certains pays à poser pour des selfies avec des touristes. Une réflexion sur la condition animale et la vanité humaine. Mais aussi, parmi cette sélection comme toujours très internationale, des reportages sur la difficulté d'accès à l'IVG dans plusieurs pays (Kasia Strek), sur la militarisation progressive de l'Arctique nord-américain (Louie Palu), la chute de Daesh (Ivor Prickett), ou la lutte des rangers contre le braconnage en Afrique (Brent Stirton). Le festival montrera aussi la crise au Yémen vue par Lorenzo Tugnoli, et l'évolution du Venezuela depuis 1984 captée par Alvaro Ybarra Zavala. Visa pour l'image (dont l'association organisatrice est présidée depuis peu par l'ancien ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres) proposera aussi une rétrospective du travail de Patrick Chauvel, qui a passé 50 ans à couvrir des conflits, et le "journal d'un photographe" d'Alain Keler, qui retrace deux décennies en noir en blanc, de 1968 à 1989. Outre ces expositions, le festival continuera à proposer soirées de projections, rencontres, ateliers et débats, et des remises de prix et distinctions dont les prestigieux "Visa d'or". Enfin, la présentation de cet avant-programme, à Paris, a été l'occasion pour les principaux partenaires et soutiens du festival (dont la ville de Perpignan, la région Occitanie et le groupe Canon) de réaffirmer leur fidélité à cette manifestation, qui a accueilli près de 200.000 visiteurs l'an dernier pour ses 30 ans.

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