iTélé : un 23ème jour de grève

Les salariés d'iTélé ont voté mardi la reconduction de leur grève jusqu'à mercredi midi pour un 23ème jour d'affilée par 80% des voix (98 favorables, 5 contre, 19 abstentions), ont annoncé les grévistes.  Ce vote est intervenu au lendemain d'une proposition de la direction d'amélioration des conditions de départ des salariés qui souhaitent quitter la chaîne. Après l'annonce de cette proposition, le groupe Canal+ a assuré qu'il n'y avait "quasiment plus de points de blocage" dans les discussions.   Mais cette offre ne répond pas aux revendications des grévistes : "les principaux points de blocage restent le départ de Jean-Marc Morandini et l'obtention de garanties d'indépendance pour la rédaction", a déclaré mardi un journaliste de la chaîne à l'AFP. "La direction veut nous briser le moral", a-t-il estimé. A l'arrêt depuis plus de trois semaines, la chaîne d'information en continu ne couvrira pas les élections américaines, la direction ayant décidé d'annuler la "nuit américaine", une décision dont s'est émue sur Twitter la correspondante historique du groupe Canal+ aux Etats-Unis, Laurence Haïm. "On espère tous que ça va se terminer très vite. Economiquement, financièrement aussi", confiait lundi soir le journaliste d'iTélé Florent Peiffer à Yann Barthès, ancien du groupe Canal+ passé sur TMC. Une cagnotte mise en place pour soutenir les grévistes avait reçu plus de 800 dons mardi en début d'après-midi.

La ministre du Travail Myriam El Khomri, qui a reçu lundi les syndicats d'iTélé (+Libres, CGT et CFDT), a indiqué que le ministère "pèserait de tout son poids pour inciter les parties à renouer le dialogue social sur des bases sereines" et a convié la direction d'iTELE dans l'optique d'une médiation. Interrogé mardi sur le conflit en cours dans la chaîne d'information de Canal+, Nicolas Sarkozy s'est refusé à donner son opinion sur la grève à iTélé, mais a déclaré souhaiter à la France "beaucoup de chefs d'entreprise de la qualité" de Vincent Bolloré, principal actionnaire de la chaîne. "Vous croyez que je suis un homme qui renie ses amis ?", a lancé l'ancien chef de l'État, interrogé sur Sud Radio et Public Sénat. 

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