LCI-Paris Première-Planète+ : un avis du CSA sur la TNT gratuite à partir du 16 décembre

Le CSA devrait rendre sa décision sur le passage en gratuit des chaînes LCI, Paris Première et Planète+ à partir du 16 décembre, a-t-il indiqué à l'AFP lundi. L’instance est tenue de rendre sa décision avant la fin de l'année et les membres du Conseil doivent se réunir le 16 décembre pour leur dernière séance plénière avant Noël. Mais "compte tenu du sujet", il serait "étonnant" que la décision soit rendue dès le mercredi 16, "les débats pourraient se prolonger", précise-t-on du côté du CSA. Concernant LCI, le président du CSA Olivier Schrameck a déclaré lundi sur Europe 1 qu'"aucune décision" n'avait encore été prise. "Le projet (soumis au CSA) est tout à fait différent et le paysage  audiovisuel français a changé", a-t-il cependant noté.

Le refus initial du CSA l'année dernière de faire passer LCI en gratuit sur la télévision numérique terrestre (TNT) avait été annulé par le Conseil d'Etat en juin pour vice de procédure. Le CSA a publié fin novembre une nouvelle étude sur l'impact du passage en gratuit de la chaîne d'info, réclamé par TF1, qui présente des éléments d'analyse moins défavorables que l'étude de juillet 2014, qui avait motivé son refus. Concernant Paris Première, "les changements sont nettement moins significatifs", a remarqué M. Schrameck.

Nicolas de Tavernost s’énerve

De son côté, le président du directoire du groupe M6 Nicolas de Tavernost a vivement critiqué les réticences du CSA. "On entend dire que c'est dommage que Paris Première n'ait pas évolué,  alors que le CSA avait souligné son originalité" l'an dernier. "Et on dit que le dossier Paris Première est plus difficile que celui de LCI", a déploré le dirigeant devant des journalistes. "On nous sort une évolution de LCI, dont le seul changement est qu'il y ait le matin un animateur plutôt qu'un journaliste. Et pour ça son dossier serait devenu recevable", s'est-il énervé.  "Le passage en gratuit de Paris Première ne poserait pas plus de problème que LCI. Nous respectons les critères posés par la loi : l'intérêt pour le public, la viabilité et la situation économique", a-t-il poursuivi. "Nous n'avons pas aimé l'étude d'impact" du CSA sur Paris Première, a-t-il  dit, la jugeant trop mitigée "alors qu'on devrait nous encourager". De plus le marché publicitaire sur la TNT gratuite a augmenté de 12% en 2015, selon lui.  "Si Paris Première n'était pas autorisée à passer en gratuit, nous  renoncerons à la fréquence TNT et à terme il y a peu de chances que cette chaîne ait un avenir en payant", a-t-il jugé. Il a souligné que Paris Première avait donné au CSA une série d'engagements chiffrés sur sa programmation. Nicolas de Tavernost s'est aussi agacé des critiques des dirigeants de la chaîne NRJ12, qui ont déclaré au CSA que Paris Première leur ferait concurrence. "Ils ont tout raté. Pas un de leurs programmes ne marche. Ils feraient mieux de s'occuper de leurs programmes plutôt que de donner des leçons aux  autres", a-t-il lancé.

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