Michel Field veut renouveler l’offre politique de France Télévisions
"J'arrêterai Des paroles et des actes " ("DPDA"), a annoncé lundi sur Europe 1 Michel Field, le directeur de l'information de France Télévisions, qui est "en train de réfléchir avec David (Pujadas) à un nouveau rendez-vous politique l'année prochaine". "DPDA, c'est une émission qui commence à dater", "une émission qui, à mon avis, a donné tout son jus", a-t-il justifié. Lancée en juin 2011, cette émission de plus de deux heures diffusée un jeudi par mois est le seul rendez-vous politique programmé en prime time sur une grande chaîne de télévision. C'est le premier changement éditorial annoncé par le nouveau patron de l'information du groupe, depuis sa nomination surprise en décembre. L'émission avait notamment enregistré un record de 25% de part d'audience (plus de 6 millions de téléspectateurs) avec son numéro d'avril où étaient reçus successivement les candidats François Hollande et Nicolas Sarkozy. Depuis ce pic d'audience, les scores étaient fluctuants mais dépassaient régulièrement les deux millions de téléspectateurs. La dernière édition en février avec Nicolas Sarkozy a réuni 12,8% des téléspectateurs (2,73 millions, selon Médiamétrie).
Sans dévoiler le concept du futur rendez-vous politique de France 2, Michel Field a indiqué qu'il bénéficierait d'"une animation multiple" et qu'il n'était "pas exclu" que la journaliste Léa Salamé y participe. "Ca dépend beaucoup d'elle. Je (ne) lui ai rien proposé, on discute avec David (Pujadas)", a indiqué Michel Field, assurant que le présentateur star du JT de France 2 resterait aux manettes de la nouvelle émission. "Quand on a un professionnel aussi excellent que David, on réfléchit ensemble, on en profite, on essaie de penser aux formats futurs", a assuré le directeur de l'info. Il a aussi promis "des surprises" pour la rentrée, avec notamment un nouveau rendez-vous politique, en sus de l'émission qui remplacera "DPDA".
Chargé de donner un nouveau souffle à l'information sur France Télévisions, M. Field va ainsi pouvoir imprimer sa marque, dans un contexte politique dense avec l'approche des primaires à droite, des législatives et surtout de l'élection présidentielle. Peu après sa nomination en décembre, il avait indiqué à l'AFP qu'il y avait "vraiment beaucoup de questions à se poser sur la fabrication de l'information, sur les soirées électorales, sur les débats, sur les émissions..." et que le traitement du Front National, notamment, allait "faire l'objet d'une réflexion collective approfondie"."