Un nouveau quotidien print : Le Progrès social
"Le Progrès social", un nouveau quotidien "à la gauche de la gauche", paraîtra pour la première fois mercredi en version papier. Vendu uniquement sur abonnement dans un premier temps, ce journal de 4 pages sans publicité est le premier à faire le pari du papier en France depuis la parution de "L'Opinion", le journal libéral fondé par Nicolas Beytout en 2013. "Le Progrès social" est "un quotidien à la gauche de la gauche qui permet d'exprimer des opinions, et redonne la parole aux anonymes qui s'engagent" a décrit mardi à l'AFP Julien Gonthier, le rédacteur en chef du journal. Les premiers numéros de ce journal, tirés en couleur dans un format large semblable à celui du "Canard enchaîné", seront ensuite publiés à 2 000 exemplaires du mardi au vendredi. Le samedi, un format de 8 pages abordera des thématiques plus larges avec des contributeurs issus notamment du monde syndical. Basé à Paris dans le 18ème arrondissement, "Le Progrès Social" est édité par "un petit noyau de militants CGT et Solidaires" avec une quarantaine de collaborateurs en tout, selon le rédacteur en chef. "Le Progrès social" s'inscrit dans "une tradition du mouvement ouvrier : avoir une presse engagée et pas dogmatique, pas affiliée à un parti", assure Julien Gonthier. Il prône également l'égalité salariale au sein de son équipe, avec des collaborateurs payés à un équivalent de 1,8 fois le Smic. Au total, le titre compte 31 collaborateurs. Commercialisé sur abonnement pour 20 euros par mois, "Le Progrès social" pourrait cependant arriver en kiosque s'il dépasse la barre des 4 000 abonnements, avance son rédacteur en chef.