La pub finance le privé, la redevance finance le public, selon Nicolas de Tavernost

Le président de M6, Nicolas de Tavernost, a souligné lundi qu'en annonçant que le gouvernement rejetait le retour de la publicité après 20h sur les chaines de service public, la ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin n'avait fait que confirmer une position prise il y a 6 mois.  "Mme Pellerin a confirmé la position que le gouvernement avait prise il y a six mois", a-t-il déclaré sur Europe 1. Dimanche dans un interview au JDD, Mme Pellerin a indiqué que pour augmenter les recettes du service public de l'audiovisuel, le gouvernement allait augmenter de 1 euro la redevance, et taxer davantage les fournisseurs d'accès à internet (FAI), plutôt que d'autoriser la publicité entre 20h00 et 21h00 sur les chaines de service public. Les médias privés (TV, radios mais aussi presse écrite) avaient fait un intense lobbying la semaine passée et écrit une lettre commune au Premier ministre pour souligner la fragilité de leur secteur. "La règle est simple : la pub finance le privé, la redevance finance le public", a réaffirmé Nicolas de Tavernost. Soulignant que le service public de l'audiovisuel avait "autant d'argent que l'ensemble de ses partenaires commerciaux", il s'est interrogé: les "gère-t-il bien" ? M6 a défendu lundi auprès du CSA le passage de Paris Première, chaîne payante sur la TNT gratuite, en même temps que les responsables de LCI et de Planète +. Si ce passage sur la TNT lui était refusé, "il y a beaucoup de chance que Paris Première ferme dans deux ans", a prédit Nicolas de Tavernost.

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