Le sort de Paris-Normandie tranché lundi

La justice tranchera lundi le sort de Paris-Normandie. Deux groupes belges lui ont présenté mardi à huis clos des offres concurrentes de rachat du quotidien en difficulté : l’une a le soutien des salariés, l’autre l’appui financier de l’actuel propriétaire du titre. Les deux prévoient de supprimer environ 60 postes. En attendant, "avis unanimes" en faveur de Rossel des administrateurs judiciaires, liquidateur, juge-commissaire et procureur de la République, a indiqué à l’AFP l’avocate des salariés Jessy Levy à la sortie d’une audience de plus de cinq heures.
 Propriétaire de la Voix du Nord, Rossel "offre plus d’argent. On a des fonds propres de 240 millions d’euros quand ceux d’IPM sont de cinq à six millions d’euros. Nous n’avons pas la même taille d’entreprise, donc en termes de pérennité, on apporte je pense plus de garanties", a assuré Bernard Marchant son directeur général interrogé par l’AFP à la sortie du tribunal de commerce de Rouen alors que 70 à 80 salariés du journal manifestaient leur soutien à son projet devant le bâtiment. Déjà candidat au rachat de Paris-Normandie en 2017, Rossel apporte trois millions d’euros au capital contre deux millions proposés par NP Holding, détenue à 51 % par un autre groupe belge, IPM, et à 49 % par Fininco holding de Jean-Louis Louvel propriétaire de Paris-Normandie à 90 %. L’entrepreneur, candidat soutenu par LREM au premier tour des municipales à Rouen, a renoncé
au second tour. Les deux groupes supprimeraient une soixantaine d’emplois, sur les 240 CDI que comptent le journal et sa régie publicitaire, une perspective "douloureuse" pour les salariés qui ont connu trois procédures en huit ans selon le SNJ. Rossel reprendrait 85 des 96 journalistes, NP holding 84. Rossel promet d’investir 2,8 millions d’euros sur trois ans, NP Holding 1,5 million sur deux ans.

 

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