Les sénateurs LR s'attaquent aussi à l'exposition des jeunes aux écrans

Quels sont les impacts perçus de l’exposition aux écrans?

Les sénateurs Les Républicains ont eux aussi versé leur contribution au débat sur la régulation de l'exposition des jeunes aux écrans en dévoilant jeudi plusieurs propositions comme l'interdiction du téléphone connecté avant 13 ans, un contrôle parental obligatoire ou encore le retour des manuels scolaires en papier. Dans un rapport interne au groupe LR, première formation politique du Sénat, les sénatrices Marie-Do Aeschlimann et Laurence Garnier proposent 25 mesures pour que la question numérique soit "considérée et traitée comme un problème de santé publique". Ce rapport, dévoilé par Paris Match et dont l'AFP a obtenu copie, envisage notamment "d'interdire strictement l'exposition des enfants" aux écrans jusqu'à six ans dans tous les lieux les accueillant, comme les crèches, les médiathèques et les écoles, "sauf cas particulier impliquant un bénéfice éducatif ou fonctionnel démontré".

"L'heure n'est plus au constat mais à l'action, afin que le développement du numérique, qu'il serait illusoire de vouloir complètement empêcher, soit soumis à un cadre précis", développent les deux sénatrices. Les parlementaires de droite envisagent aussi d'interdire par la loi la détention avant 13 ans d'un "téléphone connecté à internet", assumant que des "mesures radicales" sont nécessaires. Un dispositif de "contrôle parental" devrait selon elles être rendu "obligatoire" et "installé par défaut" sur les outils numériques. Autre préconisation : celle de conditionner la vente d'équipements connectés à la configuration par les fabricants d'un "mode mineur" installé par défaut. Sur l'école, elles préconisent la réalisation d'un "audit indépendant" sur la place et l'intérêt des espaces numériques de travail (ENT), ces outils utiles aux élèves ou parents d'élèves pour accéder à distance à certaines ressources numériques de l'établissement. Elles s'attaquent aussi à la "numérisation des manuels scolaires", jugée "contre-productive", et prônent un "retour progressif" aux manuels papiers et aux devoirs rendus sur cahier et non numériquement.

Un projet de loi attendu

Cette contribution, qui n'est pas traduite à ce stade par un vecteur législatif, s'ajoute à de nombreuses initiatives récentes sur ce sujet. Le gouvernement promet l'examen prochain d'un projet de loi pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès la rentrée 2026. Une proposition de loi similaire portée par le groupe Renaissance de Gabriel Attal sera également examinée fin janvier... Et un texte centriste a déjà été adopté au Sénat en décembre pour instaurer, entre autres mesures, une autorisation parentale obligatoire pour s'inscrire sur les réseaux sociaux entre 13 et 16 ans.

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