129 licenciements chez El Pais

"Je suis dans la liste. Mon profil internet et ma carrière sont insuffisants", écrit Ramon Lobo sur son compte twitter, l'une des grandes plumes inclues dans les 129 salariés du premier quoti espagnol El Pais convoqués à partir de lundi pour signer leur lettre de licenciement.

Créé en 1976 durant la transition démocratique de l'après-franquisme, El Pais, appartenant au premier groupe de médias espagnol Prisa, a dévoilé le 9 octobre un plan social comprenant 149 suppressions de postes, soit près du tiers d'un effectif de 466 salariés, dont une majorité de licenciements et une vingtaine de départs en pré-retraite pour les plus de 59 ans. "Le plan social de 129 licenciements a été enregistré", a confimé le président du comité d'entreprise du journal, Manuel Gonzalez. "La direction a engagé des cabinets de notaires qui les convoquent de façon échelonnée. 52 journalistes doivent signer à Madrid. Le reste à partir de demain pour ceux qui sont en dehors de Madrid", a-t-il expliqué, ajoutant que la direction avait établi seule la liste des licenciés.
"Le critère est général: réduction du nombre de pages, parce qu'ils n'ont pas le profil internet alors qu'ils travaillent tous les jours sur internet", critique Manuel Gonzalez. Les journalistes d'El Pais ont observé la semaine passée trois jours de grève pour protester contre un plan social et ont manifesté mardi devant les locaux du journal à Madrid en déployant des banderoles dont une fustigeant "un plan lamentable". "Ils m'ont convoqué par mail un dimanche: vous devrez vous présenter... pour me faire part de mon licenciement. Après 17 ans, je suis un numéro", écrit sur un ton amer Manuel Cuellar sur son compte twitter, un autre grand nom qui disparaît du journal avec José Yoldi ou encore Javier Martinez Lazaro.

 

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