Pouzilhac met en cause la partialité du tribunal de Nanterre

L'avocat de l'ex-PDG d'Havas Alain de Pouzilhac, jugé à Nanterre pour abus de biens sociaux, a soulevé hier, au premier jour du procès, la nullité de l'enquête préliminaire, remettant en cause l'impartialité du parquet de Nanterre et de son ex-procureur Philippe Courroye. La 14e chambre correctionnelle se prononcera à 14 H sur la demande de Me Olivier Metzner, défenseur de M. de Pouzilhac qui est soupçonné d'avoir profité de son poste à Havas pour verser à un collaborateur une compensation de 300 000 euros courant 2001-2002.

Le conseil de l'intéressé a dénoncé la proximité supposée de Philippe Courroye avec Vincent Bolloré, président du conseil d'administration de Havas. "Un rapport de proximité qui fait frémir". Et d'ajouter "après avoir effectué une OPA rampante et inamicale sur Havas, Vincent Bolloré a fait une OPA rampante, mais cette fois-ci amicale, sur le parquet de Nanterre". "Le procès ne peut pas se tenir parce qu'il est biaisé, irrémédiablement contaminé. Il est frappé du sceau de l'impartialité", a pour sa part affirmé l'avocat de Jacques Hérail, Olivier Bluche, soulignant que "99% de l'enquête ont été classés sans suite".    Le représentant du ministère public n'a pas jugé juridiquement valides les citations de MM. de Pouzilhac et Hérail. Il a en revanche souligné que les arguments soulevés sur l'impartialité du parquet étaient "inopérants", comme l'avaient estimé les cours d'appel et de cassation en rejetant une requête en dépaysement de Me Metzner.

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