Forrester scrute le cyberacheteur

Si plus de la moitié des adultes européens connectés n’achètent pas régulièrement des produits ou services en ligne, un quart d’entre eux se renseignent sur Internet pour leur prochain achat avant d’acheter dans un point de vente physique, selon une nouvelle enquête Forrester. Avec ses 27% de « chercheurs », la France est légèrement au dessus de la moyenne européenne. Ce groupe croissant de « chercheurs » constitue une grande opportunité pour les commerçants en Europe, selon l’analyste Michelle Beeson. « Pour s’assurer que les clients ne se tournent pas vers leurs concurrents après fait une recherche en ligne, les commerçants doivent optimiser l’intégralité du parcours d’achat, pas seulement les ventes en ligne, et offrir une expérience unifiée sur l’ensemble des appareils ».

Les Français « réfractaires » et « chercheurs »

Au motif qu’ils ne souhaitent pas mettre en ligne leurs données bancaires, presque deux tiers des français restent des « réfractaires » ou des « chercheurs ». La France a également le plus faible taux de « d’acheteurs mobile » (2%), ces consommateurs qui achètent régulièrement en ligne seulement via un appareil mobile tel que leur smartphone ou leur tablette. Dans l’hexagone, une large part des consommateurs n’achète pas sur Internet par crainte de la sécurité des paiements en ligne, « des commerçants tels que Leroy Merlin, Rue du Commerce et Spartoo offrent à leurs clients des alternatives de paiement comme Buyster, qui contourne la nécessité de mettre ses données financières personnelles en ligne ». Selon Forrester, il n’existe pas d’approche unique pour cibler les acheteurs européens. L’Italie est le pays qui a la plus grande proportion de « super-acheteurs » (20%) - à savoir des consommateurs qui achètent régulièrement en ligne non seulement sur les ordinateurs classiques mais aussi sur leurs mobiles et appareils portables. Bien qu’étant une nation très connectée, la Suède est le pays qui compte le plus d’acheteurs qui ne font ni recherche ni n’achètent en ligne régulièrement – les « réfractaires » (37%). Comme la Suède, les Pays-Bas ont légèrement plus de « chercheurs » que la moyenne européenne (28%) – c'est-à-dire les acheteurs qui font des recherchent sur Internet mais n’achètent pas en ligne. Le Royaume-Uni continue à avoir la plus grande proportion « d’acheteurs en ligne traditionnels » (31%), c’est-à-dire des consommateurs qui achètent régulièrement via les ordinateurs de bureau classique ou ordinateurs portables. Les Allemands sont à l’identique dans la même catégorie (30%).

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