Avons-nous encore besoin d’évènements ?

Lévènement vit sa crise la plus violente. La profession souffre, malgré les aides arrachées avec ténacité par l’événement, notre association professionnelle. Si personne ne doute d’une reprise, la question reste de savoir quand. Que restera-t-il de notre profession si la situation ne s’améliore pas rapidement ? Combien d’agences vont-elles fermer ? Combien de prestataires ? Comment les freelances, ces experts indispensables, vont-ils survivre ?

Alors que les écoles et restaurants sont ouverts, il n’est toujours pas possible d’organiser d’évènement.  Nous sommes pourtant prêts. Nous avons des protocoles, des experts de la logistique qui sauront créer les dispositifs nécessaires à la sécurité de tous.

Pourquoi ne pas autoriser les évènements ? À part la profession, très mobilisée, nous n’entendons personne réclamer la reprise des évènements.

N’avons-nous plus besoin d’évènement ?

N’avons-nous plus besoin de fédérer les collaborateurs ?

N’avons-nous plus besoin d’engager, d’inspirer ?

N’avons-nous plus besoin de faire vivre des expériences de marque fortes ?

N’avons-nous plus besoin de créer des opportunités commerciales, de développer des réseaux ?

Plus que jamais la rencontre est nécessaire.

Plus que jamais nous avons besoin d’échanger, partager, mobiliser.

Oui, il y aura un avant et un après covid-19. Oui, l’évènement doit saisir ce moment pour se transformer.

Non, on ne peut pas transposer un évènement présentiel en évènement digital.

On ne pourra jamais recréer l’émotion, la sensorialité, la vibration d’un évènement physique.

Mais peut-être faut-il retenir quelques leçons des derniers mois. Les évènements digitaux sont plus concentrés, plus interactifs. Le contenu et les messages sont synthétiques. Il n’y avait pas de remplissage, peu de slides mais un discours direct et clair.

Nous avons besoin de l’évènement d’après. Un évènement plus pragmatique, plus durable, plus local, plus intelligent, plus nourri, plus pertinent, plus digital sans doute.

Il faudra se poser la question de la pertinence de certains évènements. Il faudra sans doute en faire moins mais faire mieux.

Nous devrons poursuivre l’introspection que le confinement nous a forcé à entreprendre. Notre rôle de conseil devra être valorisé. Nous ne sommes pas que des commerciaux.

Nous sommes des maïeuticiens, il faudra le dire. 

Nous sommes des experts, il faudra le montrer.

Nous sommes des créatifs, il faudra le valoriser.

Nous sommes des générateurs de business, d’engagement, de fierté, il faudra le quantifier.

Il faudra faire en sorte que personne n’oublie plus jamais que les évènements sont indispensables.

(Les tribunes publiées sont sous la responsabilité de leurs auteurs et n'engagent pas CB News).

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