Vers un Human New Deal ? (1/2)

La pause, la parenthèse que nous vivons depuis le début du confinement a suscité de nombreuses remises en question. Comme si un nouvel ordre inversé s’était mis en place…

Un nouveau rapport au temps et à l’espace

Jusqu’à mars 2020, rien n’était loin ; il était possible de se déplacer à l’autre bout de la planète en quelques heures. Rien n’était impossible : Nos agendas étaient complets à la minute près, du matin jusqu’au coucher, des journées entières passées en réunions, en calls, ou à traiter des centaines de mails. À présent, nous sommes bloqués à la maison. Nos agendas sont vides ou presque.

Paradoxalement, ce qui était très urgent dans la vie d’avant ne l’est plus aujourd’hui. Ce qui nécessitait des semaines de validations internes chez les clients se décident dans l’heure aujourd’hui. On a supprimé le superflu. On se concentre sur l’essentiel et sur l’action. En ce sens, un nouveau paradigme agences-annonceurs est peut-être en train de naître.

Un nouveau rapport au vivant

L’apparition de la faune dans des endroits qu’ils avaient jusqu’alors désertés et la diminution notable de la pollution de la planète nous forcent à réaliser combien l’impact de l’Homme sur la nature est important.

Cela aura certainement un impact sur les moyens utilisés pour produire les campagnes : moins de déplacements, plus de studio, plus d’authenticité, plus de rapidité … bref, des processus plus agiles et plus efficaces.

Une connexion à l’autre renforcée malgré l’isolement

Malgré l’absence de contacts physiques, le lien avec les autres n’a jamais été aussi fort. La réunionite n’a pas disparu, mais elle a changé de forme grâce à Zoom. Les réseaux sociaux ont permis de maintenir le lien entre les marques et les consommateurs.

De nombreux médias, d’animateurs, de personnalités, ont réussi à utiliser les réseaux sociaux pour se réinventer et inventer de nouvelles formes de relations avec leur public. Par exemple, l’émission quotidienne de Cyril Lignac, à la fois en télé et sur Instagram, Arthur avec son « Show must go home », « La mytho du soir » d’Elsa Zylberstein … Les influenceurs ont aussi trouvé du sens à leur popularité en soutenant des causes, notamment pour lever des fonds pour les hôpitaux de France. Finalement, on revient à des formats plus proches de la réalité et plus authentiques.

Et si toutes ces prises de conscience constituaient, non seulement pour chaque individu mais aussi pour le monde de l’entreprise, l’opportunité d’amorcer un nouveau commencement fondé sur de nouveaux paradigmes plus riches de sens et d’humain ?

Deuxième partie ICI

(Les tribunes publiées sont sous la responsabilité de leurs auteurs et n'engagent pas CB News).

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