Herezie porte plainte tous azimuts

Herezie

Depuis lundi 4 mars, "l'affaire Herezie" emballe les réseaux sociaux. Soit. Trois jours plus tard, l'agence, par la voix d'Andrea Stillacci, fondateur et Ceo, annonce avoir porté plainte. D'abord contre Le Monde pour diffamation. Deux autres plaintes suivront. Une contre X pour dénonciation calomnieuse  "afin de faire valoir ses droits face aux personnes relayant ces informations trompeuses sur l’entreprise".  L'autre contre Christelle Delarue, présidente de l’agence Mad&Women, pour "dénigrement et concurrence déloyale".  Selon un communiqué d'Herezie, "cette consœur a en effet jeté le discrédit sur notre entreprise en répandant à notre propos des informations malveillantes, en interpellant nos clients et les annonceurs, et en instrumentalisant la cause juste de lutte contre toute forme de harcèlement à des fins purement commerciales". L'agence ajoute que "nous entendons laisser la justice juger des éléments et pièces qui sont en sa possession et nous en remettrons à son jugement".

L'AACC prend position

Jeudi 7 mars également, l'AACC a également, par un communiqué, tenu à "réaffirmer ses engagements contre le sexisme et contre toute forme de harcèlement". Le syndicat condamne "fermement toutes les pratiques éthiquement ou légalement répréhensibles, qu’il s’agisse de sexisme, de discrimination ou de harcèlement moral ou sexuel". L'association se dit "déterminée à aider les agences, leurs dirigeants et leurs salariés, à faire disparaître toutes les formes de mauvaises pratiques managériales, qu’il s’agisse de sexisme, de harcèlement sexuel ou de harcèlement moral" et précise "qu'une commission spécifiquement dédiée aux questions sociales traite, tout au long de l’année, des sujets relatifs aux conditions de travail, aux relations au sein des agences et à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes". Au sein de l’AACC, une juriste spécialisée en affaires sociales relaye auprès des dirigeants des agences, les informations relatives à l’évolution de la réglementation ou de la jurisprudence en matière notamment de harcèlement/discrimination. Les managers sont donc informés des dispositions juridiques à respecter et faire respecter. "Une autre commission, la commission Développement Durable, a créé en 2018 le « Label RSE Agences Actives » qui promeut les bonnes pratiques et incite les agences à s’engager dans une démarche de responsabilité. Dans le cadre de ce référentiel, la question des conditions de travail des collaboratrices et collaborateurs, de la qualité de leurs relations de travail au sein de l’agence comme avec leurs dirigeants, est un critère fondamental". Cette commission finalise un guide, pour aider les dirigeants à mettre en place une démarche préventive visant à lutter contre le burn out et accompagner les salariés en difficulté. Par ailleurs, l’AACC et les agences travaillent en lien avec le Centre médical de la publicité et de la communication. "Ces questions sont graves et ne pourront être résolues sans l’implication de tous les dirigeants et de tous les salariés dans les agences" précise encore l'AACC qui diffusera prochainement à ses agences membres des éléments d’information à destination des dirigeants d’agences pour les informer de "la conduite à tenir ainsi que des obligations et risques qui sont les leurs en cas de signalement de harcèlement sexuel ou moral dans leur entreprise, ainsi que des éléments d’information à destination des collaboratrices et collaborateurs qui seraient confrontés à une situation de harcèlement sexuel ou moral".

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