WPP soutenu par la livre faible

WPP a annoncé jeudi que son chiffre d'affaires avait bondi de presque 17% au premier trimestre, dopé par la dépréciation de la livre sterling consécutive à la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne.  Ce revenu a grimpé précisément de 16,9% sur un an, alors qu'à taux de change constant il n'a augmenté que de 3,6%. Marquée depuis le référendum du 23 juin dernier, la faiblesse de la livre élève en effet mécaniquement les revenus tirés par WPP à l'étranger, lorsqu'il en convertit le montant en monnaie britannique. WPP a maintenu ses prévisions financières pour l'ensemble de l'année, à savoir une hausse de 2% de ses revenus à taux de change et périmètre constants (c'est-à-dire hormis les effets des acquisitions et cessions) et une progression de 0,3 point de pourcentage de sa marge opérationnelle à taux de change constant. L'effet de change positif a été particulièrement important vis-à-vis du marché américain où WPP a facturé en dollars - et où le groupe réalise un gros tiers de son chiffre d'affaires -, ainsi qu'en Europe de l'Ouest où les recettes ont été tirées souvent en euros et où il réalise 20% de ses revenus.  A taux de change constant, les revenus ont toutefois été peu ou prou stables aux Etats-Unis, mais ont progressé de quelque 5% au Royaume-Uni, 6% dans les pays émergents - avec une croissance vigoureuse au Brésil, en Russie et en Inde - et de près de 7% en Europe occidentale, où WPP a souligné de bonnes affaires en Belgique, en Allemagne, en Grèce et en Italie.  Sur le plan sectoriel, WPP a noté une très bonne tenue de ses ventes dans le secteur des relations publiques et auprès des médias numériques. A propos des perspectives de l'économie mondiale, le groupe a souligné que si la croissance devait rester solide dans les pays émergents et, dans une certaine mesure, aux Etats-Unis soutenue par la politique pro-business de Donald Trump, l'activité pourrait souffrir des incertitudes liées au Brexit au Royaume-Uni et des incertitudes politiques dans les principales économies de la zone euro. Dans ce contexte, les entreprises pourraient rester prudentes à la dépense, particulièrement au sujet du marketing et de la publicité, et choisir de sabrer leurs coûts, a averti WPP.

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