5G : le président de l’ARCEP plaide le dialogue avec les maires

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"Le dialogue" avec les maires est "encore possible" sur la 5G, a plaidé mardi Sébastien Soriano, président du régulateur des télécoms (Arcep), alors que la fronde d'élus locaux écologistes ou de gauche ne faiblit pas contre la nouvelle génération de réseaux mobiles en France. "J'ai écrit à la quinzaine de grands maires (mardi) matin pour leur signaler nos travaux sur les questions environnementales et leur dire que notre porte était ouverte", a-t-il déclaré lors d'une conférence organisée par le groupe Les Echos/Le Parisien. "Je crois que le dialogue est encore possible. C'est vraiment la toute dernière ligne droite, on est à moins de deux mois vraisemblablement du lancement de la 5G. C'est le bon moment pour organiser ce dialogue", a-t-il ajouté. Alors que l'attribution des fréquences aux opérateurs est en cours de finalisation avec des premières offres commerciales effectives d'ici à la fin de l'année, le conseil municipal de Lille a adopté samedi un moratoire sur le déploiement de la 5G. Une position déjà portée par 70 élus de gauche et écologistes dans une tribune publiée mi-septembre. "Parce que nos doutes persistent tant du point de vue sanitaire que de la sobriété numérique sur le déploiement de la 5G, nous avons voté (...) un moratoire. Il est urgent d'attendre !", avait indiqué samedi sur Twitter la maire de Lille Martine Aubry. "Dire qu'il y a encore des incertitudes sur les fréquences utilisées pour la 5G, c'est mentir aux Français", avait répliqué Cédric O, secrétaire d'Etat chargé du numérique, dénonçant une "tartufferie incompréhensible". Alors qu'il va quitter son poste à la tête de l'Arcep en janvier 2021, M. Soriano a confié que le principal "regret" de son mandat est ce "débat sur la 5G", qui électrise l'opinion et la sphère politique depuis la rentrée. "Au fond, il y a eu un manque d'explication, d'anticipation sur le fait que nous sommes à un moment démocratique particulier. Je crois qu'aujourd'hui, il y a une exigence de nos concitoyens sur un certain nombre de grandes décisions qui sont prises. Ils souhaitent peser", a-t-il déclaré. "Ils considèrent de plus en plus que le progrès n'est plus une évidence, et encore moins le partage des fruits du progrès, a-t-il ajouté. Il y a une exigence nouvelle".

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