#fetelamour : Unify (TF1) déploie un dispositif pour Aides

Unify Aides #fetelamour

L’organisation Aides et Les Monstres organisent le samedi 4 juillet la première édition de « #fetelamour », un événement cul(turel) au profit de la lutte contre le sida, qui marque un tournant dans cette lutte notamment en libérant positivement et artistiquement la parole. Unify (groupe TF1) fait partie de la fête en tant que partenaire éditorial exclusif. Sabina Gros, directrice générale Unify en charge des revenus et des publishers, et Eva Rogow, directrice générale adjointe de Aides, dévoilent à CB News le dispositif autour de cet évènement.

Vous repositionnez le combat contre le sida. Pourquoi ce tournant ?

Eva Rogow : Aujourd’hui, nous sommes à un tournant dans la lutte contre le VIH. Nous avons tous les outils nécessaires pour mettre fin à l’épidémie de VIH/sida. Il existe un éventail de solutions parmi lesquelles on trouve notamment, le préservatif, le TasP (Treatment as Prevention), la Prep (prophylaxie pré-exposition), le TPE (traitement post-exposition). Le Tasp a été une vraie avancée ces dernières années : quand une personne séropositive est sous traitement, sa charge virale devient très basse, on dit qu’elle est indétectable. Quand la charge virale est indétectable, elle devient intransmissible. En résumé, une personne séropositive sous traitement ne transmet pas le VIH. C’est un message clé, qui n’est pas assez connu.

Avec « #fetelamour », nous avons souhaité prendre la parole différemment pour faire passer ces messages et la culture nous semble être le meilleur moyen de le faire. L’art a toujours été très présent dans la lutte contre le VIH, intimement. Dans les premières années, il abordait le corps, il donnait la voix à ceux qui ne pouvaient pas parler. Il était très lié à l’activisme. Nombre d’artistes de premier plan étaient directement concernés. Il faut renouer avec cette histoire de l’art au service de la lutte contre le sida. « #fetelamour », c’est la culture, l’art pour reparler du VIH en mettant en lumière ces avancées et la manière dont aujourd’hui on peut vivre son amour sans risque. C’est un discours contre la stigmatisation et la discrimination. Ce discours a toujours été porté par les artistes.

En quoi consistera cette première édition, quels en seront les temps forts ?

Eva Rogow : Cette première edition de « #fetelamour » questionne ce qu’est le couple, le sexe, le plaisir, la séropositivité, et célébre l’amour. Plus de 60 artistes et personnalités-es se mobilisent toute la journée et appellent à la générosité du public autour d’un message : « #fetelamour », faites un don, pour dire OUI à l’amour, NON au sida sur fetelamour.fr. Concrètement, la journée du 4 juillet se décompose en trois parties : tout d’abord, des artistes vont prendre la parole toute la journée, dès 10h du matin pour parler, chanter, lire, dessiner, danser l’amour et appeler leurs communautés à faire des dons.

Dès 12h, un DJ set monté en collaboration avec Edifys et BDL Events proposera 7h de live animés par Leslie Barbara Butch. A 21h, on pourra retrouver sur fetelamour.fr ou sur MyTF1, une fiction de 70 min réalisée par Nicolas Mongin et Clément Guinamard, point d’orgue de la journée. Elle rassemble 40 artistes parmi lesquels Laurent Lafitte, Fishbach ou encore Joey Starr et Alice Renavand. Grand Amour dessine une version moderne de la liberté d’aimer, affirme une vision artistique incarnée par les interprétations des invités-es. Désirs, passion, rupture, toutes les histoires sont racontées par-delà les genres, les sexualités.

Comment médiatiser une telle opération pour récolter un maximum de fonds ?

Eva Rogow : « #fetelamour » est une opération ambitieuse qui a été construite dans un temps record. Construire l’opération a été un vrai challenge et nous avons eu la chance de rencontrer de nombreux partenaires, artistes, personnalités qui nous ont accompagné depuis le début de cette aventure et nous l’espérons encore pendant longtemps. Cette opération, nous l’avons voulu entièrement digitale. Nous voulions quelque chose de neuf à la fois dans les formats et les canaux de diffusion. Un nouveau ton pour collecter des fonds. Nous avons échangé avec un grand nombre de partenaires media qui nous suivent sur la médiatisation de l’appel à don avec des spots radios, du display, des newsletters, des bannières sur la partie appel à don spécifique.

Nous avons échangé avec Unify, grâce à Dentsu, qui a tout de suite trouvé l’idée originale et importante à porter. Ils ont mis à notre disposition l’ensemble de leur écosystème en créant du contenu et mettant à notre disposition un gros volume d’espace gracieux digital. Nous sommes encore en discussion avec d’autres acteurs pour faire vivre ce dispositif de collecte de fonds au-delà de la journée du 4 juillet et nous permettre d’augmenter encore la puissance et la visibilité de « #fetelamour ». C’est cette visibilité qui nous permettra de lever un maximum de fonds.

Quelle place pour les médias Unify dans le dispositif ?

Sabina Gros : Tout d’abord, nous sommes très fiers d’accompagner Aides en tant que partenaire éditorial exclusif sur cette première édition de « #fetelamour ». Pour offrir un maximum de lumière à cette cause et à cet événement, Unify a imaginé un soutien éditorial, media et social d’envergure qui active ses marques emblématiques et ses communautés (auféminin, Doctissimo, My Little Paris, Marmiton, Fraiches par Vertical Station et son pool de talents avec Studio71) . Ce dispositif, sur mesure,  allie à la fois la puissance de notre écosystème à notre savoir-faire dans la production de contenus sur nos sites et nos plateformes.

Dans le détail, comment allez-vous communiquer autour de l’évènement ?

Eva Rogow : Du côté de Aides, nous avons plusieurs axes de communication. D’une part, nous travaillons avec Unify sur la partie editoriale pour produire du contenu pertinent avec un large scope de marques du groupe Unify et sur la partie media avec une recherche d’optimisation du large plan qu’ils nous ont proposé. D’autre part, la partie appel à dons est renforcée par des partenaires media digitaux pilotés par l’agence Haïku qui nous permet d’accroître la puissance offerte par Unify. Ce qui est formidable dans cette opération c’est la solidarité de l’ensemble des acteurs du secteur des medias pour nous aider à avoir de la visibilité.

Etant sur une 1ère edition, nous utilisons le maximum de canaux pour relayer l’information. En plus de la partie media pure, nous faisons également appel à des influenceurs et au réseau de Aides (plus de 1500 militants) pour relayer l’information sur leurs réseaux, auprès de leur communauté. Ces canaux sont essentiels. Les militants, ce sont eux qui permettent à Aides de mener nos actions au quotidien, ce sont des relais clés.

Sabina Gros : Chaque marque s’est emparée de la cause et déclinera des contenus originaux propres à leur ligne éditoriale sous différents formats : éditos, productions vidéos (interviews, stories, recettes), relais réseaux sociaux. Et pour relayer l’appel aux dons lancé par l’organisation, Unify offre à Aides près de 30 Millions de bannières publicitaires sur son réseau et 3,4M de reach à travers ses réseaux sociaux.

Le jour J, quelles seront les actions du côté des médias Unify ?

Sabina Gros : Tout d’abord pour amplifier la portée de cet événement 100% digital , nous avons établi une campagne qui s’articule en 3 temps : une phase de teasing  que nous avons débuté dès le 26 juin, une journée dédiée le 4 juillet pour assurer un maximum de trafic sur la plateforme de dons et une phase de suivi post événement pour continuer à relayer les messages de l'organisation. Pour vous donner quelques exemples, Doctissimo a produit des interviews de personnes atteintes du VIH , le media urbain Tapage de My Little Paris  va réaliser une série de stories sur Instagram, Marmiton nous livrera ses meilleures « recettes de l’amour » et des influenceurs de Studio71 ont été également activés. Et c’est une synergie qui englobe tout le groupe puisque la plateforme MyTF1 diffusera également « Grand Amour » une fiction événementielle  produite par Aides.

Pourquoi est-ce important pour Unify de s’engager dans la lutte contre le sida ?

Sabina Gros : L’écosystème d’Unify nous permet de toucher 3 français sur 4, nos marques sont très ancrées dans le quotidien de tous les français. Nous souhaitons que nos marques et nos communautés se fassent la voix des grandes causes à l'instar de nos engagement contre les violences faites aux femmes lancé il y a quelques mois. Malheureusement, le virus du sida est encore un sujet d’actualité pour lequel nous avons un devoir d’information et de mobilisation auprès de nos audiences.

Le rôle des médias est-il indispensable dans cette lutte ? Quelles retombées attendez-vous ?

Eva Rogow : Le rôle de tous les acteurs, de tout l’écosystème est essentiel dans la lutte contre le VIH/sida en France. Il faut rester mobiliser sur ce sujet et il faut travailler ensemble pour mettre fin à l’épidémie de VIH/sida en France. On ne peut pas et on ne doit pas s’arrêter maintenant. Les medias ont un rôle à jouer : ils doivent parler du VIH/sida d’aujourd’hui, de ce que c’est aujourd’hui de vivre avec le VIH. Ils doivent aussi faire passer les messages de prévention auprès de tous, expliquer, déconstruire les idées reçues ou les idées datant des années 80. Il faut libérer la parole autour de l’amour, du sexe, du VIH et faire passer des messages inclusifs, changer les représentations qui mènent aujourd’hui à la stigmatisation de certaines populations ou communautés.

Enfin, « #fetelamour » est un événement de collecte qui a pour ambition de lever suffisamment de fonds pour nous permettre de développer nos actions de dépistage et prévention sur le terrain. Actions essentielles pour atteindre l’objectif d’une fin de l’épidémie. Nous espérons donc vraiment que cet événement nous permettra de poursuivre nos actions et d’agir en tant que transformateur social, mission ancrée dans l’ADN de Aides.

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