Hello, I'm Marcel

Annoncée il y a un an, la plateforme Marcel a été dévoilée jeudi matin à Paris par Arthur Sadoun, président du directoire du groupe Publicis. Un show pour expliquer cette nouvelle étape du Power of One et rassurer les créatifs.

Une rock-star. Avant de monter sur scène, Arthur Sadoun, est applaudi comme tel par les équipes du groupe Publicis  et de bon nombre de clients venus du monde entier."Bonjour, bienvenue, merci et ... voilà ! " sont ses premiers et ses seuls mots en français lors d'une présentation très attendue. Après l'annonce, il y a onze mois, de la création de Marcel et de la suspension de la participation du groupe à tous les festivals créatifs, une "décision nécessaire tant notre industrie peinait à se transformer", l'audience a assisté à une démonstration du potentiel de Marcel (voir la vidéo ci-dessous) encore en Alpha Test auprès d'une centaine de personnes. L'objectif est de "transformer l'entreprise d'une holding en une plateforme pour les 80 000 collaborateurs répartis dans 1 200 agences dans 130 pays. Sans limites, ni frontières. C'est plus de 200 expertises pour des milliers clients et 5 milliards de données !" précise Arthur Sadoun. En juin, une version Bêta sera testée par un millier de collaborateurs, avant une appropriation par 90% des collaborateurs d'ici 2020. Pour exploiter ces milliards de données, Microsoft et les technologies de Knowledge Graph ont connecté les données des différentes organisations du groupe dans une "cartographie des relations qu'elles entretiennent les unes avec les autres". Sapient a travaillé sur la conception de l'interface utilisateur, Publicis Communications avec Bartle Bogle Hegarty (BBH) a crée l'identité de marque de Marcel. Au total, une équipe de 100 personnes ont travaillé sur ce projet "vital" selon les mots du président du directoire, dont les équipes de Publicis Media, Re:Sources et les départements  informatique, juridique, data privacy, achats et ressources humaines.

Marcel : à quoi ça sert ?

S'identifier, se trouver et se parler. Publicis parle de "connectivité" pour mettre en relation des personnes qui ont un intérêt commun. Participer et créer. C'est "la puissance des opportunités" qui permet à tous de contribuer, de participer et de faire valoir ses compétences sur des projets auxquels il n'a pas facilement accès . C'est enfin "la puissance de la productivité", via la transformation de certains processus fastidieux (feuille de temps, notes de frais tec.) en des tâches "fluides" (voir la démo en vidéo plus bas). Une gigantesque base qui mêle les identités, les compétences, les agendas, les informations clients, les études et tous les travaux rélalisés dans le groupe. Ainsi, une responsable new business à Singapour peut-elle demander à Marcel (de vive voix) d'identifier un expert retail et lancement de produit. 359 personnes répondent à sa requête. Elle précise alors plus finement sa demande et Marcel identifie la bonne personne à Atlanta etc. Une culture du "feed back" qui devrait s'installer avec le temps. Les clients pourront également s'appuyer sur Marcel pour challenger les agences dans des "open briefs". Le CMO de Walmart s'est prêté à l'exercice en vidéo par exemple. Les collaborateurs pourront également recevoir six informations par jour en fonction de leurs centres d'intérêts. Nick Law, le nouveau chief creative officer de Publicis, y a posté un billet sur le "cynisme qui tue la créativité" par exemple. Enfin, un partenariat a été scellé avec les Cannes Lions pour que l'ensemble des salariés ait un accès facilité aux 200 000 travaux et campagnes primés entre 2001 et 2018. Arthur Sadoun résume par "learn, share and create more" et prévient chacun "si tu ne crois pas en Marcel, Marcel croit en toi. Et plus on l'utilisera, mieux il fonctionnera. La technologie n'est pas un problème. L'intelligence artificielle ne remplacera aucun créatif. Ce n'est pas Marcel qui pilote, c'est toujours Maurice...".

La démo

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