Les innovations présentées au CES de Las Vegas 

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Toute la semaine dernière, Las Vegas était le centre du monde de la technologie d’aujourd’hui et de demain avec son traditionnel CES. Florilège non-exhaustif des innovations présentées.

- Un laboratoire de Samsung, Star Labs, a présenté ses prototypes d'avatars humain, très loin de la "nouvelle forme de vie" promise. Les "Neons" sont des "êtres virtuels créés sur ordinateur" qui ont "la capacité de montrer des émotions et de l'intelligence", d'après un communiqué. Mais les images de synthèse diffusées sur des écrans verticaux évoquent des mini-films avec des personnes répétant sans cesse la même action (lire un livre, jouer d'un instrument de musique...). Lors de cette première présentation officielle, ils ont tout juste été capables de répondre à des questions simples, qui semblent avoir été pré-écrites, comme le feraient les assistants vocaux de type Alexa ou Siri. Star Labs espère que des entreprises voudront louer des "Neons" comme hôtesses d'accueil conseillers financiers ou profs de yoga, par exemple. Plus tard cette année, Star Labs a prévu de présenter une version bêta de son logiciel Core R3 et un prototype de Spectra, la technologie censée doter les avatars de capacités "d'intelligence, d'apprentissage, d'émotions et de mémoire", détaille-t-il.

- IBM lance Advertising Accelerator with Watson qui a pour ambition d’améliorer la performance des campagnes publicitaires via la prédiction d’audiences pour les annonceurs. Celle-ci utilise les technologies d’IA et le machine-learning d’IBM pour identifier et recommander les éléments créatifs qui permettront d’optimiser l’engagement des clients d’une audience donnée et d’améliorer le taux de conversion. 

- La start-up Bzigo chasse le moustique. Son gadget scanne la pièce en permanence, et dès qu'un moustique se pose sur le mur il indique sa position avec un laser, pour qu'un humain puisse se débarrasser du nuisible. Il envoie même une alerte par texto. Le prochain Bzigo sera même capable de lancer un nano-drone pour exécuter la sentence. "Il volera jusqu'au moustique, le tuera, et reviendra à sa base de chargement", précisé Nadav Benedek. La start-up, qui a levé un million de dollars et en cherche cinq supplémentaires pour lancer la production.

- L'entreprise Snoo lance le berceau-robot qui est censé empêcher le syndrome de la mort subite du nourrisson. Des "ailes" en forme de sangles maintiennent le bébé en place pour l'empêcher de se tourner dans son sommeil et de se retrouver dans une position dangereuse. Des microphones intégrés permettent d'enclencher automatiquement la fonction "bercement" quand il pleure. Si cela ne suffit pas, le berceau envoie un message aux parents. Ils reçoivent aussi un rapport sur combien de fois leur nourrisson s'est réveillé pendant la nuit.

- "Ces écouteurs, vous n'aurez jamais besoin de les charger", explique fièrement Marcus von Euler, directeur du design d'Exeger. Sur le support qui relie les deux écouteurs rembourrés, la start-up suédoise a intégré une bande de tissu qui ressemble à du cuir, mais qui contient en réalité des cellules photovoltaïques. Ce matériau, baptisé Powerfoyle, peut récolter aussi bien la lumière du soleil que la lumière ambiante, en intérieur. Le casque, en pré-commande pour des livraisons d'ici la fin de l'année, est un exemple parmi d'autres des applications possibles. Le Powerfoyle peut s'intégrer à des sacs ou à des étuis, par exemple, pour charger des appareils électroniques.

- Meatable a une vision : produire de la viande à partir d'une seule cellule de bœuf et ainsi contribuer à éliminer les élevages industriels polluants et les abattoirs à la chaîne. La start-up néerlandaise de 15 personnes met au point un processus qui reproduit les conditions de croissance des cellules, pour produire du muscle et de la graisse sans tuer d'animaux. Elle compte présenter son premier prototype d'ici l'été 2020 et espère un jour proposer des steaks impossibles à différencier des steaks habituels en termes d'apparence, de texture et de goût.

- Les verres des lunettes Narbis se teintent en cas de distraction et retrouvent leur transparence quand le calme et la concentration reviennent. L'algorithme a été développé par la NASA mais la start-up américaine s'en sert pour lutter contre les troubles de la concentration chez certains enfants ou la démence chez les personnes âgées. "Vous pouvez les porter pendant 20 à 30 minutes par jour pour que votre cerveau développe la capacité de mieux se concentrer", précise Jay Arcata de Narbis.

- Les lunettes à réalité augmentée de Bosch affichent, elles, des informations similaires à celles reçues sur une montre connectée (rendez-vous, directions, messages....).

- Vuzix s'attaque de son côté au marché des lunettes de natation connectées. Elles peuvent servir à donner des informations en temps réel aux nageurs professionnels, "mais vous pouvez aussi regarder Netflix", note Paul Travers, le patron de la société. "Certaines personnes s'ennuient pendant qu'elles font des longueurs".

- Les lunettes Ellcie Healthy sont conçues de façon à ne pas avoir l'impression de porter un objet connecté, mais elles sont truffées de capteurs qui alertent les conducteurs sur le point de s'endormir au volant et donnent l'alarme en cas de chute.

- Les écouteurs sans fil Waverly Labs s'attachent sur l'oreille et peuvent traduire la conversation dans 20 langues différentes, d'après l'entreprise.

- La gamme de vêtements et sous-vêtements Skiin de la start-up canadienne Myant traquent en continu le rythme cardiaque, l'activité physique, le sommeil et d'autres données biométriques.    Cette technologie de "tissu informatique" incorpore des capteurs "dans les matériaux, de façon à ce que vous ne les sentiez même pas", assure Julie Bosotti, porte-parole de Myant. L'entreprise cherche à obtenir des certifications médicales. Cette technologie est censée permettre de diagnostiquer des problèmes de santé mentale ou d'aider la convalescence après un AVC, par exemple. Myant travaille aussi à la conception d'un vêtement pour les femmes enceintes qui surveillerait la santé du foetus.

- La start-up italienne Soccerment a présenté des protège-tibias connectés qui évaluent la qualité des mouvements et des passes des joueurs de football. "L"idée est de donner aux amateurs les mêmes possibilités d'analyse des performances qu'ont les professionnels", explique un représentant de la société.

- Le japonais Asics a dévoilé un prototype de semelles connectées pour la course à pied. "Elles analysent différents points de pression et peuvent aider à améliorer les performances", a indiqué Gentaro Makinoda, directeur du marketing.

- La semelle de la start-up italienne Wahu a des crampons rétractables, pour changer de forme en fonction du terrain, de la température ou de l'humidité. Elle peut aussi analyser la posture et détecter les chutes. "Elle est prévue pour les seniors, mais aussi pour les ouvriers qui travaillent dans des mines ou des conditions dangereuses", explique Patrizia Casali, directrice du projet.

- En cas de chute, le sol connecté de Technis est le premier au courant. Il peut même prédire des pertes d'équilibre. Sous la moquette, des capteurs de pression calculent le nombre de pas, la fréquence d'utilisation des toilettes, et analysent la manière de se déplacer des personnes, grâce à l'intelligence artificielle (IA). Ils transmettent ensuite les informations au personnel médical.

- Elle analyse les urines, prend la température et retrouve les pensionnaires égarés : Smardii est un petit disque qui coûte 99 dollars et se clipse sur l'avant de la protection, elle-même équipée de capteurs jetables. La start-up basée à Miami a déjà signé des contrats avec plusieurs maisons de retraite aux Etats-Unis, en France et en Italie.

- La marque japonaise Xenoma conçoit des pyjamas "intelligents" qui analysent la qualité du sommeil.    En journée, ils peuvent faire alliance avec l'enceinte connectée, qui encourage à faire de l'exercice.  Selon Xonoma, ces capteurs intégrés au tissu permettent de récupérer des informations à distance et de façon "imperceptible".

- La montre CarePredict sait où vous vous trouvez, combien de temps vous mettez à manger ou à vous laver les dents. Et elle partage les infos avec vos proches ou votre équipe soignante. Portée de façon préventive, elle repère les changements d'habitude. Une baisse d'appétit ou d'activité peut indiquer le début d'une dépression, par exemple.

- Perché sur le dossier du fauteuil roulant, la caméra en forme de perroquet coloré observe de ses pupilles électroniques l'entourage de la personne handicapée ou âgée, qui le contrôle depuis une tablette armée à l'accoudoir. "De cette façon elle peut voir même les gens derrière elle, sur son écran", précise David Hojah, cofondateur de Loro (perroquet, en espagnol). En cas de difficulté à s'exprimer, Loro prend le relais et parle pour lui. L'IA du logiciel reconnaît les objets dans le champ de vision de la personne et l'aide à formuler des phrases plus rapidement, en prédisant ses besoins (Je voudrais... "une bouteille d'eau", par exemple). Quelques dizaines de personnes ont adopté le perroquet à ce stade. Il coûte 1.000 dollars et requiert un abonnement mensuel.

- Les lunettes Ellcie Healthy ont des verres pour la vue et des capteurs qui détectent les "chutes brutales ou molles".

- Dans la Sekisui House, c'est le plafond qui joue les espions, grâce à des capteurs qui détectent les battements du cœur. En cas d'arrêt cardiaque, ils alertent des agents qui appellent les secours et déverrouillent la porte pour eux après avoir vérifié leur identité via les caméras sur le palier.

- Le cofondateur d'Ejenta a conçu l'IA qui surveille les données biométriques des astronautes de la NASA pendant leurs sorties dans l'espace et communique avec eux, pour leur dire, par exemple, qu'ils seront bientôt à court d'oxygène. Ejenta a mis en place ce système pour des patients de 85-90 ans : leur technologie récupère les données de tous les capteurs et accessoires connectés disponibles et informe en conséquence les personnes et leur équipe soignante.

- Le groupe basé en Suisse Rinspeed a présenté un véhicule faisant penser à un minibus futuriste, appelé MetroSnap, qui peut être modulé pour transporter des passagers, faire des livraisons ou servir de mini-commerce.

- La startup française Wello, basée sur l'île de la Réunion, a présenté son tricycle cargo aux airs de mini voiture, avec panneaux solaires sur le toit.

- Autre tricycle cargo, celui de la startup suédoise Cake. Tout-terrain à assistance électrique, il peut s'adapter aux besoins de son utilisateur, jusqu'au transport d'une planche de surf.

- La startup italienne Measy donne aux tricycles cargo une dimension additionnelle, en y logeant un petit robot livreur, conçu par une autre startup italienne, Yape. Ce dernier peut se dissocier du vélo pour livrer jusque dans les bâtiments.

- Plus simple, plus léger, le vélo à assistance électrique de la société chinoise Smacircle peut se glisser dans un sac à dos. "Si vous prenez un train pour aller au travail, vous pouvez l'utiliser pour le premier ou le dernier kilomètre de votre trajet", a déclaré Darren Pike, de Smacircle. Le vélo mesure seulement 53 cm de haut et pèse à peine plus de 10 kilos.

- L'entreprise Ninebot Segway a ainsi dévoilé son S-Pod, un fauteuil-gyropode pouvant aller jusqu'à 39 km/h.

- La startup néo-zélandaise Manta5 a décidé d'explorer de  nouveaux terrains de jeu avec un vélo sans roue permettant de pédaler à la surface de l'eau.

- Aeronext a présenté un modèle réduit de sa "gondole volante", un moyen de transport individuel devant rester stable par tous temps grâce à une technologie appelée "gravité 4D". Le directeur général de la société implantée au Japon et en Chine, Keisuke Toji, espère qu'un prototype sera prêt l'année prochaine, en vue d'une commercialisation.

- Le sud-coréen Hyundai a lui annoncé qu'il allait commencer à produire à grande échelle des appareils volants pour Uber, qui entend lancer un réseau de taxis partagés aériens en 2023.

- GE Appliances, une entité du chinois Haier, a présenté un logiciel intégré à un micro-ondes qui suggère des recettes en fonction de la nourriture contenue dans le frigo. Si en plus le système est couplé avec un four et des plaques compatibles, le logiciel surveillera aussi la cuisson en fonction des choix du consommateur.

- Pour les cuistots d'extérieur, Weber a dévoilé une application et un grill connecté, qui utilise l'IA pour que la viande soit cuite à point ou saignante, le fromage de la pizza bien fondu et la dinde de Noël juteuse à souhait.

- "Julia" est un appareil conçu par CookingPal, qui est aussi connectée à une plateforme qui suggère des recettes, mais elle va plus loin, en s'occupant des préparations. D'après la société basée à Hong Kong, "Julia" peut peser, couper, cuire et même nettoyer derrière elle.

- La start-up californienne PantryOn propose d'installer un système qui s'adapte à tous les frigos ou remises pour signaler quels ingrédients sont sur le point de manquer. Contrairement à d'autres solutions similaires, PantryOn se base sur le poids, et "elle peut établir une liste de courses que vous pouvez commander sur l'appli", précise la fondatrice, Fadi Shakkour.

- Le groupe IBM a présenté la façon dont il se sert de la blockchain avec ses partenaires (producteurs et distributeurs) pour garantir l'intégrité des produits à toutes les étapes, avec une appli qui retrace le parcours du café jusqu'aux plantations. Cette initiative s'inscrit dans le programme "Food Trust" de la firme, qui utilise la blockchain non seulement pour authentifier l'origine des aliments, mais aussi déterminer à quel moment un élément pathogène est apparu dans la nourriture.

- L'entreprise spécialisée dans les substituts à la viande Impossible Foods a présenté son substitut au porc, entièrement végétarien, sous forme de saucisses vegan et autres raviolis chinois.

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