Mark Zuckerberg veut que le streaming en direct demeure sur Facebook

Mark Zuckerberg

Secoué par le scandale né de la diffusion en direct de l'attaque de Christchurch, Facebook travaille sur des moyens de censurer les vidéos d'attentat sur sa plateforme Live, mais ne compte pas pour autant les diffuser en différé, a annoncé Mark Zuckerberg jeudi. Retarder les diffusions de vidéos en direct sur la plateforme Facebook Live, pour donner plus de temps aux modérateurs de repérer un contenu problématique, "aurait pu" permettre de limiter le nombre de vues de l'attaque islamophobe perpétrée par un suprémaciste blanc dans des mosquées en Nouvelle-Zélande le mois dernier, a reconnu le fondateur du réseau social. Le réseau social a tardé à la supprimer mais avait indiqué avoir retiré 1,5 million de copies de ces images dans les 24 heures ayant suivi l'attentat. Mais différer les diffusions des lives "nuirait fondamentalement à ce que représente le streaming en direct pour les gens", a assuré Mark Zuckerberg lors d'une interview sur la matinale de la chaîne ABC News.  "La plupart des gens diffusent en live quand ils sont, par exemple, à une soirée d'anniversaire ou avec des amis", a-t-il plaidé. "Une des choses magiques avec le streaming en direct, c'est que ça va dans les deux sens", a-t-il continué. "Ce n'est pas de la diffusion, c'est de la communication. Les gens vous répondent. Et s'il y a un retard ça casserait tout". Son groupe a déjà promis la semaine dernière des restrictions pour sa plateforme Live, proposant notamment de l'interdire aux utilisateurs ayant auparavant enfreint ses règles de publication. Facebook a dit aussi chercher à mettre au point une technologie plus efficace "pour identifier rapidement les versions modifiées (par montage) de vidéos violentes et empêcher les gens de les re-partager", selon sa numéro deux, Sheryl Sandberg.

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