Twitter n’était ‘’pas préparé’’ à lutter contre les manipulations, selon Jack Dorsey

Le patron de Twitter, Jack Dorsey, a admis mercredi que son service n'était pas "préparé" pour faire face aux manipulations qui ont affecté les réseaux sociaux ces dernières années, notamment lors de la campagne présidentielle américaine de 2016. M. Dorsey et la numéro deux de Facebook, Sheryl Sandberg, étaient auditionnés par la commission du Renseignement du Sénat américain sur "les opérations d'influence étrangères et leur utilisation des plateformes des médias". Mme Sandberg a également reconnu que le premier réseau social au monde avait tardé à lutter contre les campagnes de désinformation. De son côté Jack Dorsey a rappelé que Twitter a été créé pour fonctionner comme une "place publique" et n'a pas su lutter contre "les abus, le harcèlement, les armées de trolls et la propagande des bots", a-t-il admis devant les membres de la commission. "Nous ne sommes pas fiers de la façon dont des échanges libres et ouverts ont été utilisés comme armes pour détourner l'attention de la population et la diviser", a-t-il précisé. "Nous nous sommes retrouvés pas préparés et mal équipés face à l'immensité des problèmes que nous avons découverts", a ajouté le fondateur de Twitter. L'autre géant internet, Google, accusé notamment par le président Trump de favoriser les opinions de la gauche américaine, était le grand absent de cette audition. "Twitter n'utilise pas l’idéologie politique pour prendre ses décisions, qu'elles soient liées au classement du contenu de notre service ou à la façon dont nous appliquons notre règlement", a affirmé M. Dorsey dans une déclaration diffusée avant l'audition au Sénat. Jack Dorsey est également attendu à la Chambre des représentants, pour répondre aux accusations de partialité envers les républicains comme l'a dénoncé Donald Trump.

Le réseau social a fait des efforts pour protéger une "place publique saine" malgré les menaces qui restent présentes, a continué M. Dorsey. "Nous avons appris de 2016 et récemment d'élections dans d'autres pays comment protéger l'intégrité de nos élections", a-t-il assuré. La dirigeante de Facebook a également reconnu avoir tardé à lutter contre la vaste de campagne de manipulation en 2016. "Nous avons été trop lents à la repérer et trop lents à agir", a dit Sheryl Sandberg. Dans une déclaration écrite, le juriste en chef de Google, Kent Walker, a promis que le moteur de recherche continuerait à bloquer les ingérences étrangères dans les élections américaines, notamment par "une plus grande transparence dans les publicités électorales".

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