Twitter réduit la portée des médias affiliés à des Etats

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Twitter a commencé à signaler et réduire la portée des comptes des médias contrôlés financièrement et de façon éditoriale par un Etat sur sa plateforme, dans un nouvel effort pour réduire les campagnes d'influence politique menées depuis l'étranger, a annoncé le groupe californien début août. « Contrairement aux médias indépendants, les médias liés à un Etat utilisent fréquemment leur couverture de l'actualité à des fins politiques », explique le réseau social qui multiplie les mesures pour préserver sa réputation et l'authenticité des échanges, surtout à l'approche des élections américaines.

« Nous pensons que les gens ont le droit de savoir quand le compte d'un média est affilié directement ou indirectement à un acteur étatique », ajoute Twitter, qui inclura dans cette nouvelle règle les rédacteurs en chef et journalistes proéminents de ces médias. Les comptes ainsi étiquetés ne seront plus mis en avant par ses algorithmes dans les fenêtres de recommandation des utilisateurs. Les médias financés par les institutions étatiques mais jouissant d'une « indépendance éditoriale », comme la BBC ou NPR (National Public Radio, un média américain), ne seront pas concernés.

Facebook a pris des mesures similaires début juin en marquant comme tels les comptes des médias contrôlés par des Etats et en leur interdisant de poster des publicités. Après les opérations de manipulation lors des élections de 2016, principalement orchestrées depuis la Russie, les réseaux sociaux ont réagi avec un arsenal de mesures déployées graduellement depuis 2018 pour lutter contre les faux comptes et la désinformation, notamment répandus par des entités étrangères.

A l'automne dernier Twitter a ainsi totalement banni les publicités à caractère politique. Le réseau des gazouillis va aussi désormais labelliser les comptes officiels des gouvernements et de leurs hauts responsables, en commençant par ceux des cinq membres du conseil de sécurité de l'ONU (Chine, France, Russie, Royaume-Uni et Etats-Unis), mais sans restreindre leur portée. Les comptes personnels des chefs d'Etat ne seront pas concernés, car ils sont clairement identifiés par le public comme étant des comptes de personnalités ayant un agenda politique.

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