L’imprimé publicitaire dynamise les territoires, selon Culture Papier

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Culture Papier a publié une étude - réalisée par le cabinet EY - sur les retombées socio-économiques de l’écosystème du papier graphique dans l’économie française, qui met en exergue l’impact de l’imprimé publicitaire, ainsi que son apport aux territoires, avec 59 790 emplois et une participation de 2,6 milliards d’euros au PIB. L’imprimé commercial doit être considéré comme faisant partie intégrante de l’ensemble de la production graphique qui totalise 311 590 emplois, explique l’étude. Car la plupart des papetiers et des imprimeurs intègrent plusieurs usages du papier graphique à leur éventail de produits, comme par exemple le catalogue et la presse magazine.

« Il apparaît donc clairement qu’une politique publique réductrice contraignante à l’égard de l’imprimé commercial aurait un impact négatif sur l’ensemble de la chaîne de valeur des papiers graphiques ». L’imprimé commercial est de plus en plus remis en cause au profit des campagnes publicitaires digitales. Pourtant, une comparaison réalisée par le cabinet EY entre une campagne de communication papier (imprimé) et une campagne de communication en ligne (emailing) montre que pour 5 millions de personnes touchées, la première génère une création de valeur économique bien supérieure à la seconde, tant en termes de contributions au PIB, de recettes fiscales que d’emplois créés.

« L’étude que nous avons réalisée, et portée par Culture Papier, met en avant les interdépendances qui existent entre les différents usages du papier graphique quand la comparaison entre l’imprimé publicitaire et son alternative numérique révèle l’importance des retombées socio-économiques pour les territoires et le tissu économique français des campagnes papier », a expliqué Olivier Baboulet, Senior Manager, Département Performance et Transformation durable d’ EY, coordinateur de l’étude.

Culture Papier EY

Le marché de l’imprimé publicitaire est source d’emploi sur la totalité du territoire français : pour sa distribution en boîte aux lettres, Mediapost et Adrexo emploient à elles deux 28 300 personnes. Cette activité, sans qualification particulière, ouvre les portes à une majorité d’emplois précaires et non délocalisables. Près de 40 000 acteurs locaux, publics comme privés, ont recours – plus que jamais en cette période de relance économique post-confinement – à des services de distribution d’imprimés publicitaires. En tout, 38 000 emplois dépendent d’entreprises pour lesquelles l’imprimé publicitaire représente une part critique du chiffre d’affaires

Les propriétés de recyclabilité de l’imprimé commercial lui permettent d’être revendu à des papetiers qui lui donneront une nouvelle vie en le recyclant à un taux de 80 %, contre 59 % en moyenne pour l’ensemble des papiers graphiques issus de la collecte sélective municipale. « Ce processus contribue au financement de l’économie circulaire mise en œuvre par les collectivités territoriales d’une part, à travers la revente d’imprimés collectés et triés et, d’autre part, via le soutien financier indirect apporté aux collectivités territoriales par les metteurs sur le marché d’imprimés publicitaires ». L’imprimé publicitaire a ainsi apporté, par le biais de CITEO, 75 millions d’euros aux collectivités territoriales en 2018, note l’étude.

« Alors que le plan « France Relance » fait le pari de la confiance « pour la refondation économique, sociale et écologique de notre pays », Culture Papier réaffirme que l’écosystème de la filière graphique est engagé et tourné vers l’avenir. Toutes les énergies, toutes les valeurs ajoutées sont nécessaires pour relever les défis économiques, sociaux, environnementaux et pour retrouver la confiance de nos concitoyens », a déclaré Guillaume Le Jeune, président de Culture Papier.

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