Et encore... France Télévisions, Canal+

Une campagne de La France insoumise mettant en scène sur les réseaux sociaux Nathalie Saint Cricq, éditorialiste de France Télévisions, aux opinions présumées contraires a entraîné jeudi une saisine de la justice par le groupe audiovisuel public. "Les attaques politiques contre les journalistes qui exercent librement leur métier sont inacceptables. Nous ne pouvons pas laisser passer: France TV saisit la justice", a indiqué sur X Delphine Ernotte Cunci, patronne du groupe pour obtenir le retrait des visuels en question. "Sous couvert d'une question anodine en apparence, avant les élections européennes (...), il s'agit d'une attaque personnelle et d'une utilisation inacceptable de son image", a réagi sur X la Société des Journalistes (SDJ) de France Télévisions, qui y dénonce un "dénigrement" envers la journaliste.

♦ Le journaliste d'investigation Jean-Baptiste Rivoire a été condamné à verser plus de 150.000 euros à son ancien employeur Canal+ par le conseil de prud'hommes de Boulogne-Billancourt pour avoir rompu une "clause de silence" ou de "non-dénigrement", ont annoncé les deux parties. Il a annoncé sur X vouloir faire appel de cette décision daté, selon lui, du 22 février.   Dans "Le système B", diffusé en octobre 2021 sur les réseaux sociaux, l'ex-rédacteur en chef adjoint du magazine "Spécial investigation" de Canal+ revenait sur les méthodes de Vincent Bolloré, régulièrement accusé d'ingérences dans les médias qu'il contrôle via le groupe Vivendi.   Une procédure avait alors été initiée à son encontre par la société Nulle part ailleurs production, une filiale de Canal+. Jean-Baptiste Rivoire a quitté la chaîne Canal+ en 2021, après plusieurs années de dures négociations. 

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