Droits TV : la LFP s’inquiète des réclamations de Médiapro

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Le nouveau patron de la Ligue de football professionnel (LFP) Vincent Labrune se dit "inquiet" dans un entretien à L'Équipe vendredi, après que le diffuseur du foot français, Mediapro, n'a pas honoré une échéance de droits TV et réclamé de renégocier son contrat. "Je suis surpris sur la forme et inquiet sur le fond", affirme Vincent Labrune au quotidien sportif, dans sa première interview depuis son élection le 10 septembre à la présidence de la Ligue. Le groupe sino-espagnol Mediapro, détenteur de l'essentiel des droits de la Ligue 1 et de la Ligue 2 pour la période 2020-2024, n'a pas honoré le 5 octobre une échéance d'un montant estimé par L'Équipe à 172 millions d'euros. Son patron Jaume Roures a dit dans la foulée qu'il souhaitait renégocier le montant du contrat, de plus de 800 M EUR par an, qui lui permet de diffuser la plupart des matches sur sa chaîne, Téléfoot. "Sur la forme, le timing de cette annonce est pour le moins surprenant, quand on sait qu'elle intervient seulement quelques semaines après le paiement d'une première échéance qui a été annoncée à grand renfort de communication pour crédibiliser le projet Téléfoot et sa pérennité... A minima, on dira que cela entache la relation de confiance !", tacle en retour Vincent Labrune dans le quotidien sportif. "Et sur le fond, cela pose question sur le projet global de Mediapro en France et sur les capacités de ce groupe à faire face à ses obligations contractuelles et financières vis-à-vis de la LFP et du football français", ajoute l'ancien président de l'Olympique de Marseille.

La Ligue a annoncé jeudi avoir refusé à Mediapro un délai dans le paiement de l'échéance due en octobre. "Mediapro est détenu à 53% par un actionnaire chinois solide (Orient Hontai Capital, ndlr), qui doit théoriquement pouvoir faire face à ses obligations de paiement... Les actionnaires ne pouvaient pas ignorer les besoins de financement du plan d'activité de Mediapro", juge Vincent Labrune, ouvrant la voie à ce que le fonds d'investissement chinois joue son rôle de caution. "Nous travaillons d'arrache-pied, avec les équipes de la LFP, pour être en situation de payer les montants budgétés par nos clubs à la date prévue", promet-il, les finances des clubs français étant déjà fragilisées par un marché des transferts peu lucratif et des recettes de billetterie asséchées par les mesures sanitaires contre la pandémie.

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