GSO : retour à une situation assainie, selon Olivier Gerolami

Le Groupe Sud Ouest (GSO) est revenu à "une situation assainie" et se trouve désormais sur une trajectoire encourageante, avec un résultat positif pour la quatrième année consécutive, a indiqué mardi à l'AFP son président, Olivier Gerolami. GSO avait annoncé lundi avoir enregistré en 2016 un résultat d'exploitation consolidé positif (qui ne prend pas en compte les produits et charges financiers ou exceptionnels, pas plus que les éventuels impôts sur les bénéfices) de 4,6 millions d'euros. "Le résultat net (bénéfice) tel qu'il apparaîtra dans nos comptes consolidés sera à +5 millions d'euros" pour 2016, a précisé le président du directoire de GSO, Olivier Gerolami. Quant au chiffre d'affaires consolidé du groupe, qui édite notamment les quotidiens régionaux Sud-Ouest et Charente Libre, il s'établit à "un peu plus de 180 millions d'euros", a-t-il indiqué. "Même si la situation n'est pas absolument florissante, on est de retour à une situation assainie, c'est ça le message principal de ces comptes, et ce depuis trois ans", a résumé M. Gerolami. La vente du pôle des Journaux du Midi (Midi Libre, L'Indépendant de Perpignan, etc.), en juin 2015 au groupe La Dépêche du Midi, "a permis notre désendettement bancaire", a-t-il souligné. Le montant total de cette cession avait été annoncé à 15 millions d'euros, alors que GSO avait racheté les Journaux du Midi au groupe Le Monde pour 90 millions d'euros.

"Grâce à toutes les opérations de restructuration menées entre 2012 et 2014", "aujourd'hui, les comptes du groupe sont assainis, l'exploitation est positive et toutes les entités du groupe y contribuent", a ajouté le président de GSO, relevant que "c'est le quatrième exercice de suite où nous avons un résultat d'exploitation positif". Côté recettes publicitaires, "l'année 2016 a été plutôt moins mauvaise que les années précédentes, avec un recul global de 3%, par rapport à une moyenne du marché de la presse écrite qui est plutôt à -6% ou -7%", a ajouté M. Gerolami. "On a beaucoup souffert en 2012, 2013 et 2014. Là on sent quand même une petite embellie, à la fois parce que le marché publicitaire global s'est stabilisé en 2016 et est en train de repartir un petit peu, et aussi parce que nous avons été plus performants dans nos offres commerciales et dans le numérique", a-t-il expliqué.

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