Un guide des bonnes pratiques dans les relations journalistes-lanceurs d’alerte

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Assurer la sécurité des sources, protéger leurs conversations : face au rôle grandissant des lanceurs d'alerte, des journalistes et universitaires ont présenté un guide de bonnes pratiques pour travailler avec eux, lors du Festival du journalisme de Pérouse (Italie). "Nous nous sommes aperçus que les sources sensibles posaient des problèmes éthiques", a déclaré lors d'une conférence de presse l'ex-journaliste et chercheuse australienne Suelette Dreyfus, proche du fondateur de Wikileaks Julian Assange. Les "12 principes de Pérouse" insistent notamment sur la sécurisation des échanges que les journalistes ont avec des sources sensibles, via des messageries et des services d'échange de données sécurisés. Les lanceurs d'alerte doivent aussi être suffisamment informés des risques potentiels de leurs actions. Pour le journaliste Gerard Ryle, directeur du Consortium international de journalistes d'investigation (ICIJ), "les pires erreurs sont commises avant que les lanceurs d'alerte ne nous parlent. Il est donc essentiel d'éduquer les sources potentielles à approcher les journalistes".   "Nous avons pour responsabilité de conseiller les lanceurs d'alerte sur les questions légales", a appuyé Frederik Obermaier, un des journalistes allemands à l'origine des "Panama Papers". "Nous devons aussi, parfois, laisser tomber une affaire, quand il devient obligatoire de révéler nos sources", a-t-il souligné. Ces "12 principes" ont été préparés par l'ONG Blueprint for free speech avec le concours de journalistes d'investigation du monde entier. Document (en anglais) à télécharger ici.

Les 12 principes :

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