Israël-Hamas: 31 journalistes tués depuis le début du conflit

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(© Thomas William, unsplash)

Le nombre est comptabilisé par le Comité pour la protection des journalistes depuis l'attaque du Hamas contre Israël, le 7 octobre.

Au moins 31 journalistes ont été tués depuis l'attaque du Hamas le 7 octobre sur le sol israélien, parmi lesquels 26 Palestiniens, quatre Israéliens et un Libanais, rapporte le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basé aux Etats-Unis. Le CPJ, qui comptabilise les victimes en Israël, dans la bande de Gaza et à la frontière libanaise, a également dénombré huit blessés et neuf journalistes disparus ou détenus, dans un communiqué.

Ce bilan est d'ores et déjà le plus meurtrier pour des journalistes couvrant ce conflit depuis la création du CPJ en 1992, selon cet organisme. Il a publié le 30 octobre une liste des noms des victimes, précisant que ces données s'appuyaient sur "des informations obtenues par des sources du CPJ dans la région et des informations publiées par les médias".

Le Comité a également précisé que des investigations et vérifications étaient toujours en cours pour confirmer la disparition ou la mort d'autres journalistes. Sans donner de chiffres, le CPJ a aussi fait état d'attaques continues, arrestations, menaces, censure et meurtres des proches des journalistes présents sur place.

"Risque particulièrement élevé"

"Le CPJ souligne le travail important mené par les journalistes et les civils en temps de crise, et insiste sur le fait qu'ils ne doivent pas être ciblés par les parties au conflit", a déclaré dans le communiqué Sherif Mansour, coordinateur de la zone Moyen-Orient et Afrique du Nord. Le CPJ souligne également le "risque particulièrement élevé" encouru par les journalistes présents dans la bande de Gaza. En raison du blocus par Israël et de l'absence d'accès via l'Egypte, seuls sont sur place des journalistes palestiniens, qui fournissent images et informations aux médias internationaux.

Outre les bombardements auxquels ont succédé des opérations au sol de l'armée israélienne, les conditions de vie et de travail des journalistes comme des civils sont difficiles sur place. L'approvisionnement en eau est limité et les communications internet ont été coupées pendant trois jours avant d'être rétablies lundi soir.

RSF saisit la Cour pénale internationale

L'ONG Reporters sans frontières (RSF) a par ailleurs annoncé le 1er novembre avoir saisi la Cour pénale internationale (CPI) "pour des crimes de guerre commis contre les journalistes en Palestine et en Israël". Dans sa plainte, RSF détaille les cas de 9 des journalistes tués depuis le 7 octobre dernier, et de deux blessés dans l'exercice de leurs fonctions", indique l’ONG. La Cour n'a pas l'obligation de se saisir du dossier.

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