Lagardère ne s’oppose pas à la présence du Qatar à son conseil de surveillance

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(© Thierry Wojciak/CBNews)

La gérance de Lagardère a accueilli "favorablement" la prise de position de l'actionnaire Qatar Investment Authority (QIA), le fonds public qatari, qui envisage de demander une représentation au conseil de surveillance, a-t-on appris mercredi auprès du groupe. Cette requête est "logique compte tenu de l'historique ancien et de la qualité de la relation entre Arnaud Lagardère et le Qatar", a estimé l'entourage du dirigeant français. Dans un communiqué diffusé dans la nuit de mardi à mercredi, QIA souligne "se réserver le droit d'être représenté au conseil de surveillance compte tenu de sa qualité d'actionnaire de référence de la société". Qatar Holding, filiale du fonds souverain qatari, détient 13% du capital de Lagardère et environ 20% des droits de vote. La demande sera étudiée dans l'optique d'une prochaine AG au printemps, a précisé à l'AFP l'entourage d'Arnaud Lagardère. Cette demande intervient dans un contexte de conflit entre Arnaud Lagardère et les deux premiers actionnaires du groupe d'édition et de distribution, le géant des médias Vivendi et le fonds britannique Amber Capital.

Dans son communiqué, le fonds d'investissement qatari a pris position en faveur de "la demande formulée par deux actionnaires de référence de Lagardère SCA d'obtenir une représentation à son conseil de surveillance", faisant référence à Vivendi et Amber. Il considère "légitime que l'ensemble des actionnaires significatifs soient équitablement représentés". Dans une déclaration à l'AFP mercredi, Vivendi a accueilli "très favorablement" le communiqué de Qatar Holding, qui "renforce la position de Vivendi et d'Amber Capital, très préoccupés par les très mauvais résultats du groupe Lagardère". Lors d'une audience jeudi, les juges du tribunal de commerce de Paris devront décider si les deux commanditaires Vivendi et Amber peuvent obtenir l'assemblée générale extraordinaire qu'ils demandent pour désigner leurs propres représentants au conseil de surveillance. Cette assemblée générale leur avait été refusée fin août par le groupe qui jugeait alors que les requérants ne présentaient "aucun motif légitime".

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