Midi Libre : le SNJ dénonce des conditions « inégalitaires » de mise en chômage partiel

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Un syndicat de journalistes dénonce des conditions "largement inégalitaires" au quotidien Midi Libre, dont une majeure partie des salariés sera en chômage partiel à compter de lundi en raison d'une baisse des ventes liée au nouveau coronavirus, a indiqué le syndicat SNJ dans un communiqué samedi. "Nous apprenons ainsi que seuls les reporters du siège et le service internet sont jugés indispensables à la poursuite de l'activité éditoriale. C'est faire bien peu de cas d'agences (locales) qui sont sur la brèche depuis des semaines, et qui depuis des jours, alimentent le site internet", dénonce le communiqué du SNJ (syndicat national des journalistes), dont les représentants ont été informés par la direction du recours au chômage partiel à compter de lundi, pour 206 personnes et jusqu'au 30 juin.

Selon un document interne que l'AFP a pu se procurer, les ventes au numéro du quotidien régional ont chuté de 15 à 20 % depuis le début du confinement. En revanche, les abonnements numériques progressent d'une centaine de nouveaux abonnés par jour, soit 5 à 6 fois plus que d'habitude. "Les réservations de publicités locales se sont arrêtées brutalement avec le confinement généralisé (...) L'impact prévisionnel est de l'ordre de -70% sur les semaines qui viennent. Il ne peut qu'empirer sur les prochains jours et semaines", indique la direction dans le document.  Le SNJ rapporte que les journalistes des agences locales passeront à 50% de temps de travail, exceptées celles de Millau (80%) et de Mende (100 %), en Lozère. Le service internet, ainsi que le plateau "actualité", situé au siège de Midi Libre près de Montpellier et composé de reporters et de secrétaires de rédaction, sont maintenus en totalité. La rédaction compte 135 journalistes en CDI. Tous les CDD en cours ont été congédiés. Le syndicat dénonce également la mise au chômage partiel de toutes les secrétaires d'agence, "les plus bas salaires du groupe", engendrant une perte de leur salaire de 16%.

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