Mondadori France : l’intersyndicale tire la sonnette d’alarme

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Plus des deux tiers des journalistes de Mondadori France ont fait jouer leur clause de cession après le rachat par le groupe Reworld Media, a annoncé lundi l'intersyndicale qui prévient que "la sortie dans de bonnes conditions de plusieurs magazines, voire leur sortie tout court se trouve compromise".    Sur 330 journalistes en CDI, 190 ont fait joué leur clause de cession (dont le terme courait jusqu'à lundi), ainsi que 74 journalistes pigistes, détaille dans un communiqué l'intersyndicale de Mondadori France, numéro 3 de la presse magazine dans l'Hexagone qui publie notamment Auto Plus, Pleine Vie, Top Santé, Biba, Grazia, Closer, Télé Star, Le Chasseur Français, Science et Vie. "Cette hémorragie sans précédent est le résultat de la stratégie du choc menée par Reworld Media depuis qu'il est devenu propriétaire de la filiale hexagonale du groupe italien", déplore l'intersyndicale, qui dénonce notamment "la finalisation précipitée de la cession au cœur de l'été" malgré une décision de justice.  "Depuis lors, malgré les conséquences désastreuses des précédents rachats effectués par Reworld Media, les nouveaux dirigeants de Mondadori France n'ont pas jugé utile de rassurer les salariés. Ils sont restés sourds aux avertissements répétés des représentants du personnel sur l'avalanche de clauses de cession qui se préparait", poursuit le communiqué.

Selon les syndicats, dans certaines rédactions, "il n'y aura plus du tout de journalistes d'ici trois semaines. Dans d'autres, il n'en restera qu'un ou deux. A très brève échéance, la sortie dans de bonnes conditions de plusieurs magazines, voire leur sortie tout court se trouve compromise". "Cet immense gâchis menace aujourd'hui l'emploi de tous les salariés du groupe Mondadori France, toutes catégories confondues", alertent-ils, estimant que "compte tenu du poids de Mondadori France dans la presse écrite (8% du volume d'affaires des messageries, près de 5% du chiffre d'affaires total du secteur), c'est toute une filière déjà fragilisée qui va se trouver affectée, de l'imprimeur au marchand de journaux". Dénonçant "l'indifférence des pouvoirs publics depuis un an" qui "s'apparente désormais à une passivité complice", l'intersyndicale "prendra toutes les initiatives requises pour faire respecter le droit, préserver les titres et garantir les intérêts des salariés".

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