L’Opinion s’étoffe avec le Wall Street Journal

Alors que se profile en mai prochain ses 5 ans d’existence, l’Opinion s’étoffe à compter du lundi 9 avril en proposant 4 pages supplémentaires composées d'articles de son partenaire américain, le Wall Street Journal (WSJ), filiale du groupe Dow Jones qui a pris une part du capital de l’Opinion en 2015. En ligne de mire, la couverture de l’actu dans trois domaines particuliers : high-tech, finance, la « Maison Blanche » et Donald Trump. Dans les faits, les lecteurs de l’Opinion pourront retrouver aussi bien des articles en anglais que traduits selon les thématiques abordées. Deux journalistes sélectionneront les articles, issus de l'ensemble de la production du Wall Street Journal, et qui seront également repris sur le site de l'Opinion. Un(e) secrétaire de rédaction a été recruté(e) pour la mise en page du nouveau cahier, qui devra respecter la charte graphique du WSJ. « On ne pourra même pas mettre de point d’exclamation », sourit Rémy Godeau, rédacteur en chef et maitre d’œuvre de la nouvelle mouture de l’Opinion qui sera désormais épaulé par un rédacteur en chef adjoint, Cyrille Lachèvre, lui-même remplacé en tant que journaliste par Jade Grandin de l'Eprevier en provenance de l’Agefi.

Rien de moins qu’« Un projet transformant », selon le fondateur du titre Nicolas Beytout. En effet, en passant de 12 à 16 pages quotidiennes (vs 8 à 12 auparavant), l’opinion voit son prix augmenter, passant de 2,20€ à 2,50€. Le prix des abonnements connaissant également une augmentation. Avec ses nouvelles pages, le quotidien se veut ambitieux et compte surfer sur l'arrêt en septembre dernier de la version papier de l'édition européenne du Wall Street Journal pour attirer de nouveaux lecteurs tout en gagnant des abonnés intéressés par les thématiques dans la high-tech et la finance, grâce à sa couverture élargie de ces secteurs. De même, ces pages devraient attirer de nouveaux annonceurs et mécaniquement faire croitre les revenus publicitaires de l’Opinion. L’accord avec le WSJ journal prévoit en effet un partage, dont les modalités n’ont pas été révélées, de ces revenus.

Profitable en 2019

Aujourd’hui, l’Opinion revendique 41.500 exemplaires par jour (2500 à 3000 ventes en kiosque/jour), dont 55% pour la version papier, selon M. Beytout. "Nous sommes encore dans la situation d'une start-up qui brûle du cash pour construire son image", mais avec des résultats qui s'améliorent progressivement, a expliqué M. Beytout. Selon lui, 2017 s'est soldée par une perte d'environ 2 millions d'euros, qui devrait être ramenée à 800.000 euros cette année pour un chiffre d’affaires « proche des 10 millions € ». La publicité a pour sa part progressé de +20% en 2017 et devrait connaitre une augmentation de même ordre cette année, assure Nicolas Beytout. "Nous pensons que nous aurons un cash-flow positif en fin d'année et que nous serons profitables en 2019", a-t-il ajouté. Le titre nouvelle manière bénéficiera d’une campagne radio sur Europe 1. En 2018, outre ces 4 nouvelles pages, l’Opinion planche sur des développements hors-média avec, notamment, l’organisation de conférences thématiques, petits déjeuners et autres politiques de brand content.

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